Conformité reboot-proof : ce qu'un PASS Linux prouve vraiment
Un feu vert n'est pas binaire. Pavois note désormais si un PASS survit au reboot, pour qu'un A net n'aille qu'à un hôte durci ET reboot-proof, pas seulement actif à l'instant T.
Un contrôle qui passe devrait dire deux choses, pas une : que le réglage est actif maintenant, et qu’il survit au reboot. La plupart des scanners ne prouvent que la première. Pavois prouve désormais les deux, et sa note A à E reflète l’écart. Un PASS runtime-only (une valeur sysctl vivante non épinglée sur disque) ne décroche plus un A net : la note est plafonnée et marquée runtime-qualifiée tant que la persistance n’est pas prouvée. Cet article explique pourquoi cette distinction compte et comment Pavois la mesure.
Le piège : runtime n’est pas persistance
sysctl net.ipv4.conf.all.rp_filter peut renvoyer 1 à l’instant parce que quelqu’un a lancé sysctl -w après le démarrage. Rien dans /etc/sysctl.d ne l’épingle. Le contrôle passe aujourd’hui et régresse au prochain reboot. Un scanner qui rapporte un PASS plat cache ce risque derrière un feu vert. La réponse honnête est : actif oui, survie au reboot inconnue.
Pavois sépare le verdict en deux axes indépendants. Le type de preuve dit ce que le check lit (l’état résolu en cours d’exécution, un fichier de config persistant, l’inventaire de paquets, des métadonnées de fichier). La survie au reboot dit si un PASS prouve un état durable. Les deux sont indépendants : la kconfig compilée d’un noyau est une lecture runtime mais reboot-proof, alors qu’une option de montage vivante peut ne pas l’être.
Comment Pavois prouve la persistance
Partout où il existe une source de vérité propre, le check vérifie à la fois la valeur vivante et son ancrage persistant :
- sysctl vérifie la valeur vivante avec
kernel_parameteret qu’elle est épinglée dans un fichier sous/etc/sysctl.d. - options de montage vérifient l’option active et une entrée dans
/etc/fstabou une unité systemd.mount. - ligne de commande noyau vérifie
/proc/cmdlineet le paramètre dans la config du bootloader. - règles audit vérifient que la règle est chargée via
auditctl -let présente dans/etc/audit/rules.d.
Vérifie-le sur une cible :
pavois harden plan user@host --sudo
# passe quelques contrôles à apply: true, puis converge et re-scanne
pavois harden apply hardening-plan.yml --reboot --scan
Avec --reboot, Pavois converge les correctifs, redémarre l’hôte, attend son retour, et re-scanne. Un contrôle qui passe dans ce rapport est reboot-proven : il a survécu à un vrai démarrage, pas seulement à une écriture vivante.
À retenir
- Un PASS indique désormais actif maintenant versus survit au reboot, sur la fiche, dans le rapport, dans l’export JSON et le catalogue OSCAL.
- Une note n’atteint un A net que si les contrôles conformes prouvent la persistance, pas seulement l’état vivant.
pavois harden apply --reboot --scantransforme cette affirmation en résultat empirique, reboot-proven.
Prochaines étapes
- Lis la méthode : le verdict qualifié et comment la note est calculée.
- Parcours les contrôles et leur type de preuve dans l’explorateur de contrôles.
- Approfondis le durcissement Linux avec les guides de l’auteur sur blog.stephane-robert.info.