Glossaire DevSecOps & durcissement

Définitions claires et bilingues des concepts de sécurité, Linux et conformité derrière les règles de Pavois.

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A

Liste de règles définissant qui peut accéder à une ressource et quelles actions sont autorisées

Une ACL (Access Control List) est une liste de règles qui définit précisément qui peut accéder à une ressource et quelles actions sont autorisées (lecture, écriture, exécution, suppression). En réseau : les ACLs filtrent le trafic : elles autorisent ou bloquent des paquets selon l'IP source, la destination ou le port. En stockage : elles définissent les permissions fichiers (qui peut lire/modifier ce fichier). Exemples : ACL réseau (pare-feu), ACL fichiers Linux, Network ACL AWS (filtrage au niveau subnet), ACL Kubernetes (contrôle d'accès aux ressources).

ANSSI BP-028

Sécurité

Guide de durcissement GNU/Linux de l'agence française de cybersécurité (ANSSI), numéroté R1..R<n> avec quatre niveaux cumulatifs (minimal..élevé).

ANSSI BP-028 prescrit des recommandations de configuration concrètes, chacune référencée R<n> (ex. R33 pour le SSH root) et classée par niveau (minimal, intermédiaire, renforcé, élevé). Pavois porte le tag bp28: sur chaque contrôle concerné.

Mapping direct comme CIS/STIG, par opposition aux familles abstraites du NIST.

API Key

Sécurité

token d'authentification unique identifiant et autorisant un client à accéder à une api

Une API key est un token d'authentification (chaîne unique) identifiant et autorisant un client à accéder à une API. Transmis via header HTTP (Authorization: Bearer <KEY>) ou query param.

Avantages : simple (pas de flux OAuth), stateless, traçabilité par client.

Limitations : sécurité faible (accès total si volée), pas d'expiration automatique, pas de scope granulaire.

Bonnes pratiques : ne jamais commit dans Git, rotation régulière, rate limiting, scoping (permissions limitées). Alternatives : OAuth 2.0, JWT, mTLS.

AppArmor

Sécurité

Module de contrôle d'accès obligatoire (MAC) du noyau (famille Debian/Ubuntu) qui confine un programme via un profil basé sur les chemins de fichiers.

AppArmor attache à un exécutable un profil listant les fichiers, capacités et réseaux autorisés ; le reste est refusé par le noyau. Un profil est en mode enforce (bloque) ou complain (journalise seulement).

aa-status donne l'état réel : un profil en complain ou non chargé ne protège pas. C'est l'équivalent Debian de SELinux.

Analyse automatisée des artefacts pour détecter les vulnérabilités de sécurité avant le déploiement

L'artifact scanning analyse automatiquement les artefacts (images Docker, packages, binaires) pour détecter les vulnérabilités avant déploiement. Scanner compare composants avec bases CVE, vérifie malwares, analyse dépendances, détecte secrets exposés. Intégration : pipeline CI/CD (blocage si critique), repository (scan upload), scan régulier production. Outils : Trivy, Grype, Snyk, Clair.

ASLR

Sécurité

Mitigation noyau qui randomise les adresses mémoire d'un processus à chaque exécution, rendant les exploits mémoire bien moins fiables.

L'ASLR place pile, tas et bibliothèques à des adresses imprévisibles, donc un attaquant ne peut plus prédire où sauter après un débordement. Réglé par kernel.randomize_va_space (valeur 2 = complet).

C'est une valeur sysctl à vérifier en effectif : un fichier qui la pose mais jamais appliqué ne protège pas.

Attack Surface

Sécurité

Ensemble de tous les points d'entrée possibles qu'un attaquant peut exploiter pour compromettre un système

La surface d'attaque (attack surface) représente tous les vecteurs d'entrée qu'un attaquant peut exploiter pour compromettre un système.

Composantes : endpoints API, ports ouverts, formulaires web, interfaces admin, dépendances tierces, comptes users, services internet, APIs non auth, buckets S3 publics.

Réduction : moindre exposition, fermer ports inutiles, auth forte, désactiver services non utilisés, segmentation réseau, WAF, API gateway. Cartographie : scan infra (nmap), inventaire assets, pentest.

Attestation

Sécurité

Preuve cryptographique certifiant l'origine, l'intégrité et les métadonnées d'un artefact logiciel

Une attestation est une preuve cryptographique qui certifie l'origine, l'intégrité et les métadonnées d'un artefact logiciel (qui l'a construit, quand, avec quels outils, quels tests ont été passés). En pratique, c'est un fichier signé numériquement qui accompagne l'artifact. Il permet de vérifier que l'artifact n'a pas été modifié et provient bien d'une source de confiance. Standards : SLSA (Supply Chain Levels for Software Artifacts), in-toto, Sigstore. Essentiel pour la supply chain security : vérifier qu'une image Docker provient bien de votre CI/CD et non d'une source compromise.

Modèle de contrôle d'accès autorisant les actions selon les attributs de l'utilisateur, de la ressource et du contexte

ABAC (Attribute-Based Access Control) est un modèle de contrôle d'accès qui autorise/refuse les actions selon les attributs de l'utilisateur, ressource et contexte.

Contrairement à RBAC (rôles fixes), ABAC évalue des politiques dynamiques :

Attributs utilisateur : département, niveau Attributs ressource : classification, propriétaire Attributs contexte : heure, IP, device

Exemple : "Autoriser SI département='Finance' ET classification='Confidentiel'"

Outils : OPA, AWS IAM, XACML.

Attributes

Fondamentaux

propriétés ou métadonnées attachées à une ressource pour la décrire, la catégoriser ou contrôler son comportement

Les attributs sont des métadonnées attachées à une ressource (utilisateur, fichier, service) pour la décrire, la catégoriser ou contrôler ses permissions.

Contextes : IAM/ABAC (politiques d'accès dynamiques), Kubernetes (labels/annotations), Cloud tagging (organisation, billing), HTML/XML, POO.

Avantages : flexibilité (politiques dynamiques), granularité (contrôle fin), organisation (catégorisation), automation (actions selon attributs), cost allocation.

Best practices : standardisation du nommage, tags obligatoires, tagging automatique via IaC.

Audit

Sécurité

Enregistrement et examen des actions effectuées sur un système pour garantir conformité et traçabilité

Un audit est l'enregistrement et l'examen systématique des actions effectuées sur un système pour garantir la conformité, détecter les anomalies et assurer la traçabilité. Les logs d'audit capturent qui a fait quoi, quand et depuis où : connexions, modifications de configuration, accès aux données sensibles, changements de permissions. Ces logs sont immuables et stockés de manière sécurisée. En cloud, les services d'audit (AWS CloudTrail, Azure Monitor, GCP Cloud Audit Logs) enregistrent toutes les actions API. Essentiel pour la sécurité, la conformité réglementaire (RGPD, SOC2) et les investigations post-incident.

auditd

Sécurité

Le démon du sous-système d'audit du noyau Linux : il enregistre les appels système, accès fichiers et événements de sécurité selon des règles chargées par auditctl.

auditd consigne une piste d'audit inviolable des actions privilégiées (accès à /etc/shadow, changements d'identité, montages). Les règles sont chargées dans le noyau (auditctl -l), idéalement en mode immuable (-e 2) pour qu'un attaquant ne puisse les désactiver sans redémarrage.

L'état effectif se lit via auditctl -l/-s, pas seulement audit.rules sur disque.

Authentication

Sécurité

Processus de vérification de l'identité d'un utilisateur ou d'un système avant d'accorder l'accès

L'authentification est le processus de vérification de l'identité d'un utilisateur ou d'un système avant d'accorder l'accès à des ressources. Méthodes : mot de passe, authentification multi-facteurs (MFA), certificats, biométrie, tokens. En DevOps : clés SSH pour les serveurs, tokens pour les APIs, identités de service (service accounts) pour les applications. Standards : OIDC (OpenID Connect), SAML, OAuth 2.0. Important : l'authentification vérifie "qui tu es", l'autorisation vérifie "ce que tu peux faire".

Authorization

Sécurité

Processus déterminant les actions qu'un utilisateur authentifié est autorisé à effectuer

L'autorisation est le processus qui détermine les actions qu'un utilisateur authentifié est autorisé à effectuer sur des ressources. Une fois l'identité vérifiée (authentification), le système vérifie les permissions : peut-il lire ce fichier ? Modifier cette configuration ? Supprimer cette ressource ? Modèles : RBAC (rôles), ABAC (attributs), ACL (listes). En Kubernetes : RBAC définit qui peut faire quoi sur quelles ressources (pods, services, secrets). En cloud : IAM policies définissent les permissions.

B

Bastion Host

Sécurité

Serveur intermédiaire sécurisé servant de point d'accès unique pour administrer des ressources isolées dans un réseau privé

Un bastion host (jump box) est un serveur durci et surveillé servant de point d'accès unique pour administrer des ressources dans un réseau privé.

Sécurité : OS minimal, MFA obligatoire, whitelist d'IPs, session recording, logs complets.

Alternatives modernes : AWS Session Manager (sans bastion), Teleport, BeyondCorp/Zero Trust, Tailscale.

En DevOps : SPOF pour l'administration, prévoir haute disponibilité et monitoring robuste. Appliquer le principe du moindre privilège.

Bearer Token

Sécurité

Jeton d'authentification transmis dans les en-têtes http pour prouver l'identité d'un utilisateur ou service sans renvoyer les credentials

Un bearer token est un jeton d'authentification transmis dans les en-têtes HTTP (Authorization: Bearer xxx) pour prouver l'identité sans renvoyer les credentials.

Fonctionnement : après authentification, le serveur génère un token (JWT, OAuth) que le client stocke et inclut dans chaque requête. Le serveur valide le token.

Sécurité : durée limitée, HTTPS uniquement, stockage sécurisé, révocables si compromis.

Breach

Sécurité

Compromission de sécurité où des données confidentielles sont accédées sans autorisation

Une breach (brèche) est un incident de sécurité où des données confidentielles sont accédées, volées ou exposées sans autorisation.

Types : data breach (fuite de données), credential breach (identifiants compromis), network breach (intrusion réseau).

Causes : vulnérabilités non patchées, phishing, credentials faibles, mauvaise configuration, insider threat.

Réponse : détection rapide (SIEM), containment, notification (RGPD : 72h), forensics, remediation. Prévention : defense in depth, monitoring, tests de sécurité.

Buffer Overflow

Sécurité

Vulnérabilité où un programme écrit plus de données dans un buffer que sa capacité, corrompant la mémoire

Un buffer overflow survient quand un programme écrit plus de données qu'un buffer ne peut contenir, corrompant la mémoire adjacente.

Risques : crash applicatif, exécution de code arbitraire (RCE), élévation de privilèges. Exploité pour prendre le contrôle d'un système.

Types : stack overflow (pile), heap overflow (tas), integer overflow (dépassement d'entier).

Prévention : langages memory-safe (Rust, Go), bounds checking, ASLR, stack canaries, compilation avec protections (-fstack-protector), analyse statique.

Bypass

Sécurité

Contournement d'un mécanisme de sécurité ou d'une règle permettant d'accéder à des ressources normalement protégées

Un bypass est le contournement d'un mécanisme de sécurité, d'une validation ou d'une règle permettant d'accéder à des ressources normalement protégées ou d'exécuter des actions interdites.

Exemples : bypass d'authentification (accès sans login), bypass de WAF (Web Application Firewall) via crafting de requêtes, bypass de validation (injection SQL/XSS), bypass de rate limiting (API abuse).

Causes : erreurs de logique, configurations incorrectes, vulnérabilités non patchées, manque de défense en profondeur. Prévention : tests de sécurité (penetration testing), revue de code, principe du moindre privilège, defense in depth.

C

Certificate

Sécurité

Fichier numérique attestant l'identité d'un serveur ou utilisateur et permettant le chiffrement des communications

Un certificat SSL/TLS est émis par une CA (Certificate Authority) pour attester l'identité d'un serveur et permettre le chiffrement via clé publique.

HTTPS : serveur présente certificat → navigateur vérifie CA, domaine, expiration → communication chiffrée TLS. Types : SSL/TLS (HTTPS), client (mTLS), wildcard (*.example.com), Let's Encrypt (gratuit). Gestion : renouvellement auto (cert-manager), stockage sécurisé clés privées, surveillance expirations.

cgroups

Sécurité

Mécanisme du noyau qui limite et compte les ressources (CPU, mémoire, I/O) d'un groupe de processus ; base du contrôle de ressources de systemd.

Les cgroups (control groups, v2 aujourd'hui) plafonnent ce qu'un service consomme, ce qui contient un déni de service (épuisement mémoire/CPU) à un seul service. systemd y adosse MemoryMax=, CPUQuota=.

Durcissement : ProtectControlGroups= empêche un service d'altérer la hiérarchie cgroup.

Checksum

Sécurité

Valeur calculée permettant de vérifier l'intégrité de données transmises ou stockées

Un checksum est une empreinte calculée à partir de données permettant de vérifier leur intégrité après transmission ou stockage.

Algorithmes : MD5 (obsolète, collisions), SHA-256 (recommandé), SHA-512, CRC32 (détection erreurs).

Usage : vérifier téléchargements (sha256sum fichier), détecter corruption, valider intégrité backups.

Principe : recalculer le checksum après réception et comparer avec l'original. Si différent = données corrompues ou altérées.

chrony

Sécurité

Démon NTP moderne qui discipline l'horloge système ; une heure juste est un prérequis pour les logs corrélables, TLS et Kerberos.

chrony garde l'horloge exacte ; une dérive casse la corrélation forensique, la validité des certificats et les tickets Kerberos. Préférez une source authentifiée via NTS (Network Time Security, RFC 8915) pour qu'une source usurpée ne décale pas l'horloge.

Un seul démon doit discipliner l'horloge (masquer systemd-timesyncd/ntp concurrents).

Le moteur d'audit de Pavois : CINC Auditor, le build open-source 100 % compatible de Chef InSpec, qui exécute des contrôles décrivant l'état attendu d'un système.

CINC Auditor est la distribution libre (sans marque) de Chef InSpec. Un contrôle InSpec décrit, dans un langage lisible, l'état attendu d'une ressource :

describe command('sshd -T') do
  its('stdout') { should match(/^permitrootlogin no$/i) }
end

Pavois s'appuie 100 % sur CINC : il exécute ces contrôles contre la configuration effective, en natif (local://, ssh://) ou via conteneur, et en tire un rapport noté par norme. Le code de sortie reste exploitable en CI.

CIS Benchmark

Sécurité

Standards de sécurité définissant configurations recommandées pour durcir systèmes et applications

Les CIS Benchmarks sont des guides de configuration de sécurité publiés par le Center for Internet Security pour durcir systèmes et applications.

Couverture : OS (Linux, Windows), cloud (AWS, Azure, GCP), Kubernetes, Docker, bases de données, navigateurs.

Structure : recommandations numérotées, niveaux (L1 = baseline, L2 = renforcé), scripts d'audit automatisés.

Outils : CIS-CAT (audit), InSpec, OpenSCAP, Trivy (conteneurs). Référence pour audits de conformité et hardening.

CIS Level

Sécurité

Les deux profils d'un CIS Benchmark : Niveau 1 (socle raisonnable, faible friction) et Niveau 2 (défense en profondeur, peut casser des fonctionnalités).

Un contrôle CIS est rangé en L1 ou L2. Le L1 vise un durcissement sûr pour la plupart des hôtes ; le L2 ajoute des mesures strictes pour environnements à haute sécurité. Pavois étiquette chaque contrôle level_cis: '1'|'2', et le rapport recompose la vue par niveau côté client.

Voir le CIS Benchmark.

Code Analysis

Sécurité

Examen automatisé ou manuel du code source pour détecter bugs, vulnérabilités et améliorer la qualité

L'analyse de code examine le code source pour détecter bugs, vulnérabilités, code smells et violations de standards.

Types : statique (SAST - sans exécution), dynamique (DAST - runtime), composition (SCA - dépendances).

SAST : SonarQube, ESLint, Pylint, Semgrep, CodeQL. Détecte bugs, vulnérabilités, code smells avant exécution.

Métriques : complexité cyclomatique, duplication, dette technique, couverture, vulnérabilités.

Intégration : pre-commit hooks, CI pipeline (quality gates), IDE plugins (feedback immédiat).

Best practices : règles progressives, faux positifs gérés, baseline pour legacy code, métriques suivies dans le temps.

Code Injection

Sécurité

Vulnérabilité permettant à un attaquant d'insérer du code malveillant dans une application pour exécuter des commandes non autorisées

L'injection est une vulnérabilité critique (OWASP Top 10 #1) permettant à un attaquant d'insérer du code malveillant dans une application, entraînant l'exécution de commandes non autorisées.

Types : SQL injection (manipulation requêtes BDD : ' OR '1'='1), Command injection (exécution commandes OS), LDAP injection, XPath injection, NoSQL injection.

Exemple SQL : requête vulnérable SELECT * FROM users WHERE name='$input', input malveillant donne accès à tous les utilisateurs. Prévention : prepared statements, validation stricte, principe moindre privilège, ORM, WAF.

Catalogue standardisé des types de faiblesses logicielles pouvant mener à des vulnérabilités de sécurité

CWE (Common Weakness Enumeration) est un catalogue communautaire maintenu par MITRE, listant les types de faiblesses logicielles (bugs, défauts de conception) pouvant mener à des vulnérabilités.

Différence CVE/CWE : CVE = vulnérabilité spécifique dans un produit (ex: CVE-2021-44228 Log4Shell). CWE = catégorie de faiblesse générique (ex: CWE-89 SQL Injection).

Structure : identifiant (CWE-79), nom, description, exemples de code vulnérable, mitigations recommandées. Hiérarchie : classes → bases → variantes.

Top 25 CWE : faiblesses les plus dangereuses (injection, XSS, buffer overflow). Usage : classification SAST/DAST, formation développeurs, référentiel OWASP Top 10.

Compliance

Sécurité

Respect des exigences réglementaires, normes et politiques internes applicables

La compliance est le respect des exigences réglementaires, normes et politiques internes applicables à une organisation.

Réglementations : RGPD (données personnelles), PCI-DSS (paiements), HIPAA (santé), SOC2 (SaaS), ISO 27001.

DevOps : compliance as code, audits automatisés, traçabilité (logs immuables), contrôles d'accès, chiffrement.

Conséquences non-conformité : amendes, sanctions, perte de confiance, interdiction d'opérer. Automatiser les vérifications en CI/CD.

Standard de temps de référence mondiale sans décalage horaire pour synchronisation systèmes

UTC est le standard de temps de référence mondiale, sans décalage horaire, utilisé pour synchroniser les systèmes distribués.

Caractéristiques : pas de DST, référence universelle, notation ISO 8601 (2024-01-15T10:30:00Z).

Vs timezones : UTC = référence. Paris = UTC+1 (+2 en été), New York = UTC-5.

Bonnes pratiques : stocker/logger en UTC, convertir en local à l'affichage uniquement, synchroniser serveurs via NTP. Erreurs : mélanger timezones, oublier DST.

Credentials

Sécurité

Informations d'authentification (login, mot de passe, clés) pour accéder aux systèmes

Les credentials (identifiants) sont les informations permettant de prouver l'identité d'un utilisateur ou service pour accéder à un système.

Types : username/password, clés SSH, tokens API, certificats clients, clés d'accès cloud (AWS access keys).

Gestion sécurisée : jamais en clair dans le code, rotation régulière, principe du moindre privilège, vault (HashiCorp Vault, AWS Secrets Manager).

Risques : fuite = compromission système. Scanner les repos pour détecter credentials exposés (git-secrets, truffleHog).

Mécanisme de sécurité navigateur permettant à une page web d'accéder à des ressources d'un domaine différent

CORS (Cross-Origin Resource Sharing) contrôle les requêtes HTTP entre différents domaines pour protéger contre CSRF et XSS.

Fonctionnement : navigateur bloque par défaut requêtes cross-domain (same-origin policy). CORS permet au serveur d'autoriser explicitement certains domaines via headers HTTP (Access-Control-Allow-Origin, etc.). Configuration : définir domaines autorisés, méthodes HTTP, headers permis. Erreurs CORS : fréquentes en développement (localhost:3000 → localhost:8000). Solution : headers CORS ou proxy dev.

Attaque injectant du code JavaScript malveillant dans des pages web pour voler des données utilisateur

Le Cross-Site Scripting (XSS) est une vulnérabilité permettant d'injecter du code JavaScript malveillant dans des pages web consultées par d'autres utilisateurs.

Types de XSS :

  • Reflected : code injecté via URL, exécuté immédiatement
  • Stored : code persisté en base, exécuté à chaque affichage
  • DOM-based : manipulation côté client du DOM

Impacts : vol de cookies/sessions, keylogging, defacement, phishing, propagation de malware.

Protections :

  • Output encoding : échapper HTML/JS/URL selon contexte
  • CSP (Content Security Policy) : restreindre sources de scripts
  • HttpOnly cookies : empêcher accès JS aux cookies sensibles
  • Input validation : filtrer les entrées utilisateur

Outils de détection : OWASP ZAP, Burp Suite, DOM Invader. Classé dans OWASP Top 10.

Cryptography

Sécurité

Science du chiffrement et de la protection des données par algorithmes mathématiques

La cryptographie est la science de la protection des informations via des algorithmes mathématiques de chiffrement et d'authentification.

Primitives : chiffrement (confidentialité), hachage (intégrité), signature (authenticité/non-répudiation).

Algorithmes : AES (symétrique), RSA/ECDSA (asymétrique), SHA-256 (hash), HMAC (MAC).

Applications DevSecOps : TLS/HTTPS, chiffrement at rest, signatures de commits/images, gestion de secrets, PKI/certificats.

CVE

Sécurité

Identifiant unique pour vulnérabilité de sécurité publiquement connue

CVE (Common Vulnerabilities and Exposures) est un identifiant unique standardisé (CVE-ANNÉE-NUMÉRO) pour chaque vulnérabilité de sécurité découverte.

Informations : description, versions affectées, score CVSS (sévérité 0-10), correctifs disponibles.

Outils scan : Trivy, Grype, Snyk, Clair. Intégration CI/CD pour bloquer images vulnérables.

Processus : scan → détection → évaluation impact → priorisation → patching. Base MITRE/NVD référence mondiale.

CVSS

Sécurité

Système de notation standardisé pour sévérité des vulnérabilités

CVSS (Common Vulnerability Scoring System) est un système standardisé de notation de la sévérité des vulnérabilités de 0 à 10.

Échelle : None (0), Low (0.1-3.9), Medium (4.0-6.9), High (7.0-8.9), Critical (9.0-10.0).

Facteurs : vecteur d'attaque (réseau/local), complexité, privilèges requis, impact (confidentialité/intégrité/disponibilité).

Usage : prioriser le patching (Critical d'abord), définir seuils CI/CD (bloquer si CVSS > 7), reporting sécurité.

Cybersecurity

Sécurité

Protection des systèmes informatiques contre attaques et accès non autorisés

La cybersécurité protège les systèmes informatiques, réseaux et données contre les cyberattaques et accès non autorisés.

Piliers CIA : Confidentialité, Intégrité, Disponibilité. Défense en profondeur : couches multiples de protection.

Domaines : sécurité réseau, applicative, IAM, chiffrement, gestion vulnérabilités, incident response.

Voir terme "Cybersecurity" (détaillé) pour informations complètes sur les pratiques et méthodologies.

D

Data Protection

Sécurité

Ensemble de pratiques pour sécuriser données contre perte, corruption ou accès non autorisé

La protection des données regroupe les pratiques sécurisant les données contre perte, corruption, vol ou accès non autorisé.

Piliers : confidentialité (chiffrement), intégrité (checksums), disponibilité (backups, réplication).

Réglementations : RGPD (Europe), CCPA (Californie), HIPAA (santé US), PCI-DSS (paiements).

Mesures : encryption at rest/in transit, access control (RBAC), audit logs, DLP (Data Loss Prevention), backups testés.

Stratégie de sécurité utilisant plusieurs couches de protection indépendantes

La défense en profondeur est une stratégie de sécurité empilant plusieurs couches de protection indépendantes.

Couches : périmètre (firewall, WAF), réseau (segmentation, IDS), hôte (antivirus, hardening), application (auth, validation), données (encryption).

Principe : si une couche est compromise, les autres continuent de protéger. Pas de single point of failure en sécurité.

Complémentaire : Zero Trust (ne faire confiance à personne), least privilege (accès minimal nécessaire).

DevSecOps

Sécurité

Extension du devops intégrant la sécurité comme responsabilité partagée tout au long du cycle de développement

DevSecOps étend DevOps intégrant sécurité comme responsabilité partagée du cycle logiciel, non plus étape finale validation.

Shift-Left : contrôles sécurité tôt dans pipeline (analyse code, scan dépendances, secrets, tests) pour réduire coûts correction.

Pratiques : SAST/DAST automatisé, gestion secrets, scanning images, policy as code, threat modeling. Objectif : livrer vite ET sécurisé.

Diffie-Hellman

Sécurité

Algorithme cryptographique permettant échange sécurisé de clés sur canal non sécurisé

Diffie-Hellman est un protocole permettant à deux parties d'établir une clé secrète partagée sur un canal non sécurisé.

Principe : échange de valeurs publiques basé sur mathématiques (problème du logarithme discret) sans révéler la clé finale.

Usage : négociation de clés pour TLS/HTTPS, VPN, SSH. Base de la cryptographie moderne pour établir canaux sécurisés.

Variantes : ECDH (Elliptic Curve Diffie-Hellman) plus efficace, DHE/ECDHE (ephemeral) pour forward secrecy.

Modèle de permissions Unix classique où le propriétaire d'un objet décide qui y accède (bits rwx, propriétaire/groupe/autres).

En DAC, un processus root peut tout toucher : c'est puissant mais fragile, un compte compromis hérite de toute sa portée. Les bits de permission, ACL et la propriété des fichiers relèvent du DAC.

Le MAC vient le compléter : même si une permission DAC est trop ouverte, la politique noyau peut encore refuser l'accès.

Attaque visant à rendre un service indisponible en le saturant de requêtes depuis de multiples sources simultanément

Une attaque DDoS submerge un service de requêtes massives depuis multiples sources (botnet) pour le rendre indisponible.

Types : volumétrique (saturation bande passante), applicative (saturation ressources), protocole (faiblesses TCP/IP).

Protections : anti-DDoS (Cloudflare, AWS Shield), rate limiting, filtrage géo, CDN, scaling auto. Détection précoce essentielle.

Distribution

Fondamentaux

Processus de déploiement et livraison de logiciels aux utilisateurs finaux

Une distribution désigne un ensemble logiciel packagé pour une utilisation spécifique (distributions Linux) ou le processus de livraison logicielle.

Linux : Ubuntu, Debian, RHEL, CentOS, Alpine. Chacune avec son package manager (apt, yum, apk) et philosophie.

Conteneurs : base images (alpine:3.18, ubuntu:22.04). Alpine populaire pour sa légèreté (~5MB).

Livraison : mécanisme de distribution (npm registry, Docker Hub, Maven Central). Canaux : stable, beta, nightly.

DMZ

Sécurité

Réseau intermédiaire isolé entre réseau interne et internet pour sécurité

Une DMZ (Zone Démilitarisée) est un sous-réseau isolé entre le réseau interne et Internet, exposant les services publics tout en protégeant le LAN.

Architecture : firewall externe → DMZ → firewall interne → LAN. Double barrière de sécurité.

Services en DMZ : serveurs web, reverse proxies, bastion hosts, load balancers. Jamais de BDD ou secrets.

Cloud : subnets publics (équivalent DMZ), security groups, NACLs. Defense in depth par segmentation réseau.

Drop-in

Pavois

Fichier de configuration partiel déposé dans un répertoire .d (ex. /etc/ssh/sshd_config.d/) qui complète ou surcharge la configuration principale sans la modifier.

Un drop-in est un fragment de configuration placé dans un répertoire dédié (*.d/), lu en plus du fichier principal, généralement dans l'ordre lexicographique des noms. systemd, sshd, sysctl, sudo, logind... s'appuient tous sur ce mécanisme pour permettre des surcharges propres, sans éditer le fichier d'origine.

Conséquence pour l'audit : un scanner qui lit uniquement le fichier principal rate les drop-ins → faux négatif. Pavois interroge l'état effectif, qui les intègre déjà.

Méthode de test de sécurité analysant une application en cours d'exécution pour détecter des vulnérabilités exploitables

Le DAST analyse une application en exécution (boîte noire) en simulant attaques réelles pour identifier vulnérabilités exploitables.

Contrairement au SAST, ne nécessite pas accès au code : teste comme un attaquant.

Détecte : injections SQL/XSS, auth faible, CORS/headers, CSRF. Outils : OWASP ZAP, Burp Suite, Nuclei. Complémentaire au SAST.

E

L'état de configuration réellement appliqué par un service à l'exécution, après résolution des Include et des drop-ins, par opposition au texte d'un fichier.

La configuration effective est ce qu'un service applique réellement une fois démarré, et non ce qu'un fichier déclare.

Exemple : sshd charge /etc/ssh/sshd_config, ses directives Include, puis les drop-ins de /etc/ssh/sshd_config.d/. Seule la commande sshd -T révèle la valeur résolue de chaque option.

C'est l'angle de Pavois : auditer l'état effectif (sshd -T, sysctl -a, systemctl show, auditctl -l) plutôt que de lire les fichiers, comme le font les sondes fichier d'OVAL/oscap, ce qui peut manquer la valeur résolue dès qu'un Include ou un drop-in entre en jeu.

Encryption

Sécurité

Transformation de données en format illisible sans clé cryptographique, protégeant confidentialité contre accès non-autorisés

L'encryption (chiffrement) transforme mathématiquement des données en format illisible sans la clé cryptographique appropriée.

Types : symmetric (clé unique : AES), asymmetric (paire publique/privée : RSA), hybrid (combine les deux : TLS).

Contextes : at rest (données stockées), in transit (données transmises : TLS), end-to-end (seuls émetteur/destinataire déchiffrent).

Gestion clés : KMS (AWS KMS, Azure Key Vault), rotation régulière. Obligatoire RGPD, HIPAA, PCI-DSS.

Chiffrement des données stockées sur disque pour les protéger contre un accès physique non autorisé

L'encryption at rest protège données stockées (BDD, fichiers, backups) par chiffrement, illisibles si accès physique non autorisé.

Fonctionnement : chiffrement avant écriture, déchiffrement lecture. Transparent pour application. Clé stockée séparément (KMS).

Technologies : disque complet (LUKS, BitLocker), BDD (TDE Oracle/SQL Server), objet (S3 SSE). Défense : at rest + in transit (TLS) + IAM. Réglementations : obligatoire RGPD, HIPAA, PCI-DSS.

Chiffrement des données pendant leur transmission sur le réseau pour prévenir l'interception et l'écoute

L'encryption in transit protège données en transmission par chiffrement, empêchant interception/modification (man-in-the-middle).

Protocoles : TLS/SSL (HTTPS), SSH (admin distance), IPsec (VPN), WireGuard (VPN moderne). TLS 1.3 actuel (1.0/1.1 obsolètes).

Mise en œuvre : certificats SSL/TLS (Let's Encrypt), auto-renewal (cert-manager), force HTTPS (301, HSTS), mTLS service mesh. mTLS : auth bidirectionnelle critique microservices. Validation : SSL Labs, testssl.sh.

Exploit

Sécurité

Code ou technique tirant parti d'une vulnérabilité pour compromettre système

Un exploit est un code, script ou technique tirant parti d'une vulnérabilité spécifique pour compromettre un système.

Types : remote (exécution à distance), local (escalade privilèges), zero-day (vulnérabilité non patchée/connue).

Cycle de vie : vulnérabilité découverte → PoC (Proof of Concept) → exploit weaponisé → correctif publié → patch appliqué.

Défense : patching rapide, monitoring EPSS/CVE, WAF, EDR, segmentation réseau.

Modèle prédictif estimant la probabilité qu'une cve soit exploitée dans les 30 prochains jours

L'EPSS (Exploit Prediction Scoring System) prédit la probabilité (0-100%) qu'une CVE soit exploitée dans les 30 prochains jours via machine learning.

Vs CVSS : CVSS mesure gravité technique, EPSS mesure risque réel d'exploitation basé sur comportement attaquants. CVE CVSS 9.8 peut avoir EPSS 2% si complexe.

Priorisation : CVSS 7.0 + EPSS 85% = critique. CVSS 9.5 + EPSS 0.5% = moyenne. Sources : tentatives exploitation, forums, PoC, darkweb. MAJ quotidienne FIRST.org.

Plateforme de sécurité intégrant détection et réponse multi-couches : endpoints, réseau, cloud, identités

XDR (Extended Detection and Response) est une plateforme de sécurité intégrant détection, analyse et réponse aux menaces multi-couches : endpoints (EDR), réseau, cloud, email, identités.

Évolution : EDR (endpoints uniquement) → XDR (vision holistique corrélant données multiples sources).

Capacités : collecte télémétrie unifiée, corrélation automatique (kill chain complète), threat hunting avancé, réponse orchestrée (isolation endpoint, blocage IP, révocation session).

Avantages : réduit temps détection (MTTD) et réponse (MTTR), élimine silos, détection attaques sophistiquées (lateral movement).

vs SIEM : XDR axé réponse automatique et corrélation native, SIEM = agrégation logs + analytics manuels.

Vendors : Palo Alto Cortex XDR, Microsoft Defender XDR, CrowdStrike Falcon, SentinelOne.

Operator kubernetes synchronisant automatiquement les secrets depuis des gestionnaires externes vers des secrets k8s

External Secrets Operator (ESO) synchronise automatiquement secrets depuis gestionnaires externes (Vault, AWS Secrets Manager) vers Secrets K8s natifs.

Problème : éviter secrets dans YAML/etcd, centraliser gestion avec audit/rotation/contrôle accès. Injection dynamique sans Git.

Fonctionnement : ressource ExternalSecret référence secret Vault. Operator récupère, crée/MAJ Secret K8s. Auto-resync si changement. Avantages : source unique, rotation auto, audit, jamais dans Git. Alternative : Sealed Secrets.

F

faillock

Sécurité

Module PAM (pam_faillock) qui verrouille un compte après N échecs d'authentification, freinant le bruteforce de mots de passe.

faillock compte les échecs et bloque temporairement le compte (deny, unlock_time), ce qui rend le bruteforce SSH ou console impraticable. Il se règle dans la pile PAM et/ou faillock.conf.

À doser : un verrouillage trop agressif devient un déni de service contre vos propres utilisateurs.

Fingerprint

Sécurité

Identifiant unique généré à partir des caractéristiques d'une entité (clé ssh, certificat, navigateur)

Un fingerprint (empreinte) est un identifiant unique court généré à partir des caractéristiques complètes d'une entité, facilitant sa vérification et son identification.

Cas d'usage :

Clés SSH : hash de la clé publique pour vérifier l'identité du serveur Certificats TLS : signature pour valider le certificat Browser fingerprinting : tracking utilisateurs via config navigateur/OS Container images : digest SHA256 pour vérifier l'intégrité

Génération typique : hash cryptographique (SHA256, MD5). Permet de comparer rapidement deux entités.

Fingerprinting

Sécurité

Technique d'identification unique d'un système, appareil ou utilisateur basée sur ses caractéristiques distinctives

Le fingerprinting identifie un système/appareil/navigateur en combinant caractéristiques techniques distinctives, sans cookies.

Navigateur : user-agent, résolution, plugins, fonts, canvas → hash unique. Usage : tracking, détection fraude.

Réseau : identification services par analyse réponses (nmap, p0f). TLS : analyse ClientHello.

Défense : uniformisation réponses, VPN/Tor, browsers anti-fingerprinting (Brave, Tor Browser).

Firewall

Sécurité

Dispositif de sécurité réseau qui filtre le trafic entrant et sortant selon des règles prédéfinies

Un firewall (pare-feu) est un dispositif de sécurité réseau qui filtre le trafic entrant et sortant selon des règles prédéfinies. Il constitue la première ligne de défense.

Types de firewalls :

Pare-feu réseau : filtrage par IP/port (iptables, nftables) Pare-feu applicatif (WAF) : analyse HTTP, protection contre OWASP Top 10 Pare-feu hôte : protection au niveau système (firewalld, ufw) Next-Gen Firewall (NGFW) : inspection applicative, IDS/IPS

Examine chaque paquet et applique des règles allow/deny basées sur IP, ports, protocoles.

Mécanisme de journald qui scelle périodiquement les journaux avec une clé évolutive, rendant toute altération rétroactive détectable.

Le FSS ne empêche pas l'édition des logs par un root local, mais la rend visible : journalctl --verify signale la première entrée altérée. Clés générées via journalctl --setup-keys, sceau activé par Seal=yes.

À coupler à l'envoi des logs hors machine : le FSS détecte, l'export distant préserve une copie intacte.

Fuzz Testing

Sécurité

Technique de test de sécurité utilisant des données aléatoires ou malformées pour détecter des bugs et vulnérabilités

Le fuzz testing (fuzzing) consiste à fournir des données aléatoires, malformées ou inattendues à une application pour détecter des bugs, crashes et vulnérabilités.

Types de fuzzing :

Mutation-based : modifier des entrées valides Generation-based : générer des entrées selon une grammaire Coverage-guided : utiliser la couverture de code pour cibler les zones non testées

Outils populaires : AFL, libFuzzer, OSS-Fuzz (Google), Peach Fuzzer. Découvre des vulnérabilités critiques (buffer overflow, injection, crash) que les tests classiques manquent.

G

Règlement européen imposant la protection des données personnelles et le consentement des utilisateurs

Le RGPD (GDPR) est le règlement européen encadrant la collecte, le traitement et le stockage des données personnelles des citoyens UE.

Principes : consentement explicite, droit d'accès/rectification/suppression, minimisation des données, notification des violations sous 72h.

Sanctions : jusqu'à 4% du CA mondial ou 20M€.

En DevOps : chiffrement données, logs anonymisés, gestion du consentement, audit trail, data retention policies.

GRUB

Sécurité

Le chargeur d'amorçage Linux le plus répandu : il s'exécute avant le système et choisit le noyau et ses paramètres de démarrage.

GRUB précède toute défense de l'OS : qui peut éditer une entrée au démarrage peut ajouter init=/bin/bash et obtenir un root non authentifié. Durcissement : mot de passe superutilisateur (password_pbkdf2) avec --unrestricted, grub.cfg en 0600, options de durcissement sur la ligne de commande noyau.

Pavois lit le grub.cfg généré et /proc/cmdline, pas seulement /etc/default/grub.

Guardrails

Sécurité

Contraintes et validations automatisées qui guident vers les bonnes pratiques tout en bloquant les actions dangereuses

Les guardrails sont des contraintes automatisées qui guident vers les bonnes pratiques tout en bloquant actions dangereuses.

Exemples : Policy as Code (OPA bloque pods sans limits), pre-commit hooks (empêche secrets), CI gates (tests coverage), branch protection.

Philosophie : rendre le bon choix facile et le mauvais difficile. Éduquent avec messages clairs.

Élément clé Platform Engineering et sécurité shift-left.

H

Hardening

Sécurité

Processus de réduction de la surface d'attaque d'un système par désactivation de services inutiles et configurations sécurisées

Le hardening (durcissement) réduit la surface d'attaque en désactivant les services inutiles, appliquant les correctifs de sécurité, configurant des permissions minimales et supprimant les composants superflus.

Actions : désactiver services non nécessaires, supprimer comptes par défaut, principe du moindre privilège, mots de passe forts, logs d'audit, chiffrement, firewall.

Référentiels : CIS Benchmarks, ANSSI-BP-028, STIG. Outils : Lynis, OpenSCAP, InSpec.

Dispositif matériel sécurisé dédié à la génération, stockage et gestion des clés cryptographiques sensibles

Un HSM est un dispositif matériel dédié à la génération, stockage sécurisé et gestion des clés cryptographiques, offrant protection maximale contre l'extraction.

Caractéristiques : résistance attaques physiques, isolation clés (ne sortent jamais), opérations crypto dans HSM, certifications (FIPS 140-2 Level 3/4).

Usages : signature certificats SSL/TLS, chiffrement BDD, transactions financières, protection master keys. Cloud : AWS CloudHSM, Azure Dedicated HSM, GCP Cloud HSM. Différence KMS : HSM = protection matérielle vs KMS logiciel.

Hash

Sécurité

Fonction cryptographique transformant des données en une empreinte numérique de taille fixe, unidirectionnelle et résistante aux collisions

Un hash (hachage) transforme des données variables en empreinte numérique fixe (digest), déterministe et unidirectionnelle.

Propriétés : déterministe, rapide, unidirectionnelle (impossible de retrouver l'input), résistance aux collisions, effet avalanche (petit changement → hash différent).

Algorithmes : SHA-256 (standard sécurisé), SHA-3 (nouvelle génération), MD5/SHA-1 (obsolètes). Usages : vérification d'intégrité, stockage mots de passe (avec salt), signatures numériques, blockchain.

Honeypot

Sécurité

Système leurre déployé volontairement pour attirer et analyser les attaques informatiques

Un honeypot (pot de miel) est un système leurre déployé volontairement pour attirer les attaquants, observer leurs techniques et collecter des informations sur les menaces.

Types : low-interaction (émule services basiques, facile, moins de risques), high-interaction (système complet, réaliste, collecte riche mais risqué).

Objectifs : early warning, threat intelligence, détournement attaquants, analyse forensique (malwares, exploits). Déploiement : isolé du réseau production, monitoring complet, aucune donnée sensible. Outils : Honeyd, Cowrie (SSH), Dionaea. Cloud : GuardDuty AWS inclut leurres.

HTTP Secure

Sécurité

Version sécurisée de http utilisant ssl/tls pour chiffrer les communications entre client et serveur

HTTPS est la version sécurisée de HTTP, utilisant SSL/TLS pour chiffrer les communications client-serveur, garantissant confidentialité, intégrité et authentification.

Fonctionnement : établissement TLS (handshake, vérification certificat), chiffrement données, vérification intégrité (HMAC).

Protection : confidentialité, intégrité, authentification serveur. Configuration : certificat SSL/TLS (Let's Encrypt), installation serveur web, redirection HTTP vers HTTPS, HSTS. Port 443 (vs 80 HTTP). Obligatoire pour authentification, paiements, SEO.

En-tête http forçant les navigateurs à communiquer uniquement en https avec un domaine, empêchant les downgrades http

HSTS force les navigateurs à communiquer uniquement en HTTPS avec un domaine, empêchant les attaques de downgrade vers HTTP non chiffré.

En-tête : Strict-Transport-Security: max-age=31536000; includeSubDomains; preload. Paramètres : max-age (durée), includeSubDomains (sous-domaines), preload (liste navigateurs).

Fonctionnement : première visite HTTPS → serveur envoie HSTS → navigateur mémorise → visites suivantes automatiquement HTTPS. Protection contre man-in-the-middle, SSL stripping.

I

Idempotence

Fondamentaux

Propriété d'une opération qui produit le même résultat qu'elle soit exécutée une ou plusieurs fois consécutivement

L'idempotence est la propriété d'une opération qui produit le même résultat qu'elle soit exécutée une ou plusieurs fois, sans effets de bord supplémentaires.

Exemples idempotents : HTTP PUT/DELETE, Ansible/Terraform (appliqués N fois = même résultat), SET x=5. Exemples non-idempotents : HTTP POST (crée nouvelle ressource), x++ (incrémenter).

Importance DevOps : automatisation sûre (réexécuter sans risque), retry automatique, convergence (systèmes auto-réparants). API REST : GET, PUT, DELETE idempotents. POST non-idempotent.

Identifier

Fondamentaux

Chaîne de caractères unique permettant de référencer une ressource ou entité spécifique

Un identifier (identifiant) est une chaîne de caractères unique permettant de référencer une ressource ou entité spécifique dans un système.

Types courants : ID numérique (auto-incrément BDD), UUID (identifiant universel 128 bits), slug (identifiant lisible), ARN, URI/URL.

Propriétés : unicité, persistance (ne change pas), non-recyclage (ID supprimé jamais réutilisé). Usages : clé primaire BDD, URLs d'API (/users/{id}), traçabilité logs, corrélation systèmes distribués.

Identity

Sécurité

Ensemble des attributs et informations définissant une entité (utilisateur, service) dans un système

Une identity (identité) est l'ensemble des attributs définissant de manière unique une entité (utilisateur, service, application) dans un système informatique.

Composants : identifiants (username, email), attributs (nom, rôle), credentials (mot de passe, certificat, clé API), permissions associées.

Types : utilisateur humain, service account (applications), workload identity (pods Kubernetes), machine identity (certificats serveurs). Gestion : IAM, provisioning/deprovisioning, fédération, SSO.

Cadre de sécurité gérant les identités numériques et contrôlant qui peut accéder à quelles ressources, quand et comment

IAM (Identity and Access Management) gère les identités numériques et contrôle l'accès aux ressources.

Composants : identity (user, service account), authentication (MFA, certificats), authorization (RBAC, policies), audit.

Cloud : AWS IAM, Azure AD, GCP IAM. Patterns : service accounts, federated identities, temporary credentials.

Best practices : MFA obligatoire, least privilege, rotation credentials, audit logs, centralisation IAM.

Service centralisé gérant les identités et authentifications des utilisateurs pour plusieurs applications, permettant le single sign-on

Un Identity Provider (IdP) est un service centralisé gérant les identités et authentifications des utilisateurs pour plusieurs applications, permettant le Single Sign-On (SSO).

Fonctionnement SSO : utilisateur s'authentifie auprès de l'IdP (une fois), IdP délivre un token, applications consomment ce token pour autoriser l'accès.

Protocoles : SAML 2.0, OAuth 2.0, OpenID Connect, LDAP/Active Directory. Exemples : Okta, Azure AD, Keycloak, Auth0. Avantages : expérience utilisateur simplifiée, sécurité centralisée, MFA unifié.

Immutability

Fondamentaux

Propriété d'un objet qui ne peut pas être modifié après sa création

L'immutability (immuabilité) est la propriété d'un objet qui ne peut pas être modifié après sa création. Toute modification crée une nouvelle version.

Applications : images de conteneurs (read-only), immutable infrastructure (serveurs remplacés, jamais modifiés), structures de données immuables, backups WORM.

Avantages : prédictibilité, sécurité (pas de modification malveillante), simplicité debugging, concurrence (pas de race conditions). En infrastructure : élimine le drift, facilite rollback, garantit reproductibilité.

Actions coordonnées pour contenir, éradiquer et récupérer après un incident de sécurité

L'incident response (réponse aux incidents de sécurité) désigne les actions coordonnées pour détecter, contenir, éradiquer et récupérer après un incident de sécurité (intrusion, fuite de données, ransomware).

Phases NIST : préparation (plans, outils, équipe), détection et analyse, containment (limiter propagation), éradication (supprimer menace), recovery (restaurer services), lessons learned (amélioration).

Équipe : CSIRT/CERT, SOC, forensics, legal. Outils : SIEM (détection), EDR (containment), forensics (Volatility, FTK), communication sécurisée.

Directive (Include, includedir, @include...) qui charge d'autres fichiers de configuration depuis le fichier principal.

Une directive Include indique à un service de charger d'autres fichiers : Include /etc/ssh/sshd_config.d/*.conf pour sshd, @includedir /etc/sudoers.d pour sudo, etc.

La configuration réelle est donc dispersée sur plusieurs fichiers, parfois avec des règles de priorité subtiles. Lire le seul fichier racine donne une vision fausse : c'est tout l'intérêt d'auditer la configuration effective plutôt que les fichiers.

Vérification et assainissement des données utilisateur pour prévenir les injections et erreurs

L'input validation (validation des entrées) consiste à vérifier et assainir toutes les données provenant d'utilisateurs ou sources externes avant traitement, pour prévenir injections, erreurs et comportements inattendus.

Types de validation : syntaxique (format correct : email, date), sémantique (valeur sensée : âge > 0), whitelist (valeurs autorisées uniquement), blacklist (valeurs interdites, moins sûr).

Techniques : validation côté serveur (obligatoire), sanitization (échapper caractères spéciaux), encoding (HTML entities), parameterized queries. Règle d'or : ne jamais faire confiance aux données entrantes.

analyse de sécurité interactive combinant SAST et DAST pour détecter vulnérabilités en temps réel pendant l'exécution

IAST (Interactive Application Security Testing) combine les approches SAST (analyse statique) et DAST (analyse dynamique) en instrumentant l'application pendant son exécution.

Fonctionnement : un agent intégré à l'application observe le comportement en temps réel (requêtes, flux de données, appels système) et corrèle avec le code source pour détecter les vulnérabilités.

Avantages : moins de faux positifs que SAST, localisation précise dans le code, détection en contexte réel, feedback immédiat aux développeurs.

Limites : nécessite l'exécution de l'application, overhead de performance, couverture dépend des tests exécutés.

Outils : Contrast Security, Synopsys Seeker, Checkmarx IAST. Usage : environnements de test/QA, complémentaire à SAST et DAST en pipeline DevSecOps.

Système de surveillance du trafic réseau ou des activités système pour détecter les comportements suspects et tentatives d'intrusion

Un IDS (Intrusion Detection System) surveille trafic réseau ou activités système pour détecter comportements suspects et tentatives d'intrusion.

Types : NIDS (Network - surveille trafic réseau), HIDS (Host - surveille serveur spécifique).

Méthodes : signature-based (attaques connues, rapide), anomaly-based (déviations comportement, détecte zero-day mais faux positifs).

IDS vs IPS : IDS = détection passive/alerte. IPS = bloque actif. Outils : Snort, Suricata, OSSEC, Wazuh, AWS GuardDuty.

Système de sécurité actif qui détecte et bloque automatiquement les tentatives d'intrusion et trafic malveillant en temps réel

Un IPS (Intrusion Prevention System) détecte ET bloque automatiquement les intrusions et trafic malveillant en temps réel (vs IDS : détection passive).

Positionnement : inline sur le réseau, analyse temps réel. Types : NIPS (réseau), HIPS (host), WIPS (Wi-Fi).

Actions : drop packets, reset connection, blocage IP. Méthodes : signature-based, anomaly-based, protocol analysis.

IPS vs IDS : IPS = proactif/bloquant, IDS = passif/alertes. Outils : Suricata, Snort inline, next-gen firewalls.

ISMS

Sécurité

Framework de politiques et procédures pour gérer systématiquement la sécurité de l'information

Un ISMS (Information Security Management System, SMSI) est un framework pour gérer systématiquement la sécurité de l'information.

Composants : politique sécurité, analyse risques, contrôles techniques/organisationnels, gestion incidents, amélioration continue (PDCA).

Standards : ISO 27001 (certifiable), ISO 27002 (guide), NIST CSF, SOC 2.

Bénéfices : approche structurée, conformité RGPD/NIS2, réduction risques, confiance parties prenantes.

ISO 27001

Sécurité

Norme internationale définissant les exigences pour établir, mettre en œuvre et maintenir un système de management de la sécurité de l'information

ISO 27001 définit les exigences pour établir et maintenir un système de management de la sécurité de l'information (SMSI/ISMS).

Structure : approche risques, cycle PDCA, 114 contrôles en 14 domaines (politique, accès, crypto, sécurité physique...).

Certification : définir périmètre SMSI, analyse risques, implémentation contrôles, audit externe, valide 3 ans.

Bénéfices : conformité RGPD/NIS2, confiance clients, réduction risques, amélioration continue.

Isolation

Sécurité

Séparation logique ou physique entre composants pour limiter l'impact des défaillances ou vulnérabilités

L'isolation est la séparation entre composants pour limiter l'impact des défaillances ou vulnérabilités.

Niveaux : physique (serveurs séparés), virtualisation (VMs), conteneurs (namespaces, cgroups), réseau (VLANs, VPCs).

Kubernetes : namespaces, network policies, resource quotas, Pod Security Standards.

Bénéfices : "blast radius" limité, défense en profondeur, breach containment.

J

journald

Sécurité

Le service de journalisation de systemd ; pour la forensique, les logs doivent être persistants, plafonnés et infalsifiables.

journald doit écrire dans /var/log/journal (Storage=persistent) pour survivre aux redémarrages, plafonner sa taille (anti-saturation), et idéalement sceller ses journaux (FSS). Pavois lit la config effective (base + drop-ins fusionnés).

L'export vers un collecteur distant met les preuves hors de portée du root local.

JSON Web Token

Sécurité

Format standardisé de jeton compact et auto-portant pour transmettre des informations sécurisées entre parties, typiquement pour authentification

JWT (JSON Web Token) est un format standardisé (RFC 7519) de jeton compact pour transmettre des informations sécurisées, typiquement pour l'authentification.

Structure : header.payload.signature (Base64). Header (alg HS256), Payload (claims : sub, exp, iat), Signature (HMAC du header+payload).

Workflow : authentification → JWT signé → client stocke → Authorization Bearer → serveur vérifie signature. Avantages : stateless, scalable, auto-portant. Sécurité : payload visible, HTTPS obligatoire, expiration courte, refresh tokens.

Jumphost

Sécurité

Serveur intermédiaire sécurisé servant de point d'accès unique pour administrer des ressources en réseau privé

Un jumphost (bastion) est un serveur sécurisé servant de point d'accès unique vers un réseau privé non accessible depuis Internet.

Architecture : Internet → Bastion (DMZ) → Réseau privé. Sécurité : hardening, MFA, clés SSH, audit, whitelist IPs.

Connexion : ssh -J user@bastion user@private-server ou SSH config ProxyJump.

Alternatives cloud : AWS Session Manager, Azure Bastion, GCP IAP. Moderne : zero-trust (Tailscale, Cloudflare Tunnel).

K

Kernel Module

Sécurité

Pilote chargeable dans le noyau à la demande ; les modules inutilisés (systèmes de fichiers exotiques, protocoles rares) sont de la surface d'attaque dormante.

Un module s'exécute avec tous les privilèges noyau ; un bug dans un pilote jamais utilisé reste exploitable. Le désactiver vraiment exige install <mod> /bin/false et blacklist dans /etc/modprobe.d/, pas la seule blacklist.

Pavois lit l'état effectif (chargé ? lsmod ; désactivé ? modprobe --showconfig), pas un seul fichier .conf.

Service de gestion centralisée des clés cryptographiques pour chiffrement, déchiffrement et rotation sécurisée

KMS (Key Management Service) est un service de gestion centralisée des clés cryptographiques pour créer, stocker, faire tourner et auditer les clés de chiffrement.

Fonctions : création/stockage sécurisé, rotation automatique, contrôle d'accès IAM, audit complet.

Architecture : Master Key (racine), Data Encryption Key (DEK), envelope encryption (DEK chiffre données, Master Key chiffre DEK).

Providers : AWS KMS, Azure Key Vault, GCP Cloud KMS, HashiCorp Vault.

Cas d'usage : chiffrement données au repos, secrets application, conformité RGPD/PCI-DSS.

Key Pair

Sécurité

Ensemble de deux clés cryptographiques complémentaires : une clé publique pour chiffrer et une clé privée pour déchiffrer

Une key pair (paire de clés) est un ensemble de deux clés cryptographiques liées : une clé publique (partageable) et une clé privée (secrète).

Usages : chiffrement, signature numérique, authentification SSH sans mot de passe.

SSH : génération avec ssh-keygen, clé publique sur serveur (~/.ssh/authorized_keys), connexion automatique avec clé privée.

Algorithmes : RSA (2048-4096 bits), Ed25519 (moderne, recommandé), ECDSA.

Bonnes pratiques : protéger clé privée (permissions 600), passphrase, rotation régulière.

Kill Chain

Sécurité

Modèle décrivant les étapes d'une cyberattaque, de la reconnaissance à l'exfiltration des données

La Kill Chain (chaîne d'attaque) est un modèle décrivant les étapes séquentielles d'une cyberattaque ciblée.

Phases classiques (Lockheed Martin) : 1) Reconnaissance (identifier cibles), 2) Weaponization (créer exploit), 3) Delivery (livrer malware), 4) Exploitation (exécuter code), 5) Installation (implanter backdoor), 6) Command & Control (C2 - communiquer avec attaquant), 7) Actions on Objectives (exfiltrer données, sabotage).

Défense : briser la chaîne le plus tôt possible. Chaque phase = opportunité détection/blocage.

Variantes : MITRE ATT&CK (détails tactiques/techniques), Unified Kill Chain (étendu).

Pratique DevSecOps : shift-left security (prévention reconnaissance), EDR (détection exploitation), network segmentation (bloquer C2).

L

Technique d'attaque où un adversaire se déplace d'un système compromis vers d'autres systèmes du réseau pour étendre son accès

Le lateral movement (mouvement latéral) est une technique post-intrusion où un adversaire se déplace vers d'autres machines du réseau pour étendre son accès.

Méthodes : vol credentials (pass-the-hash), exploitation services (RDP, SSH, SMB), abus confiance domaines, outils légitimes (PsExec, PowerShell).

Objectifs : escalade privilèges, persistance, accès données sensibles, préparation attaque finale.

Détection : monitoring authentifications anormales, UEBA, segmentation réseau, honeypots.

Prévention : segmentation stricte, moindre privilège, MFA, PAM, Zero Trust.

Least Privilege

Sécurité

Principe de sécurité accordant uniquement les permissions minimales nécessaires pour accomplir une tâche spécifique

Le principe du moindre privilège consiste à accorder uniquement les permissions minimales nécessaires pour accomplir une tâche.

Application : utilisateurs (accès lecture sauf si écriture nécessaire), processus (pas root), services (IAM minimal), conteneurs (capabilities limitées), API (scopes restreints).

Bénéfices : réduction surface attaque, limitation dégâts, conformité, audit facilité.

Implémentation : RBAC (rôles), ABAC (contexte), JIT (élévation temporaire), PAM (accès élevés).

Exemple : app web pas root, BDD read-only, CI/CD permissions limitées.

Lifecycle

Fondamentaux

Ensemble des phases par lesquelles passe une entité depuis sa création jusqu'à sa suppression

Le lifecycle est l'ensemble des phases d'une entité depuis sa création jusqu'à sa suppression.

Application : développement, build, déploiement, exploitation, décommissionnement.

Conteneur : création, démarrage, pause, arrêt, suppression. Hooks lifecycle (postStart, preStop).

Gestion : automatisation IaC/CI/CD, politiques rétention, hooks, monitoring.

Protocole standard pour accéder et maintenir des services d'annuaire distribués, notamment pour authentification centralisée

LDAP est un protocole pour accéder aux services d'annuaire distribués contenant informations hiérarchiques, utilisé pour authentification centralisée.

Structure : arbre hiérarchique (DIT), entrées (DN unique : cn=alice,ou=users,dc=example,dc=com), attributs (cn, ou, dc).

Usages : authentification centralisée (SSO entreprise), annuaire employés, gestion accès (groupes), configuration.

Opérations : bind (auth), search, add/modify/delete, compare.

Évolution : remplacé par OAuth/OIDC, SAML, mais reste présent legacy.

Découpage des privilèges de root en unités fines (ex. CAP_NET_BIND_SERVICE, CAP_SYS_ADMIN) qu'on peut accorder à un processus sans lui donner tout root.

Les capabilities permettent le moindre privilège : un service qui doit juste écouter sur le port 80 reçoit CAP_NET_BIND_SERVICE, pas l'UID 0. systemd les borne via CapabilityBoundingSet=.

Retirer les capacités inutiles d'un démon réduit ce qu'un attaquant gagne en le compromettant.

M

Attaque où un acteur malveillant intercepte et manipule les communications entre deux parties

L'attaque Man-in-the-Middle (MitM) intercepte secrètement communications entre deux parties pour voler ou modifier données.

Techniques : ARP/DNS spoofing, rogue Wi-Fi, SSL stripping (downgrade HTTPS).

Impact : vol credentials/données, injection malveillante, usurpation identité.

Protections : HTTPS/TLS, HSTS, certificate pinning, VPN, mTLS. Détection : alertes certificat invalide, monitoring réseau anormal.

Modèle où le noyau impose une politique d'accès à l'échelle du système qu'aucun processus, pas même root, ne peut outrepasser.

En MAC, l'autorisation ne dépend pas du propriétaire du fichier (contrairement au DAC) mais d'une politique centrale appliquée par le noyau. SELinux et AppArmor en sont les implémentations Linux.

Intérêt : un service compromis reste confiné à son domaine, même s'il tourne en root, ce qui plafonne le rayon d'impact.

Metadata

Fondamentaux

Données décrivant d'autres données, fournissant contexte et informations structurées sur une ressource

Les metadata (métadonnées) décrivent d'autres données, fournissant contexte et informations structurées sur ressources.

Types : descriptives (titre, auteur), structurelles (format, taille), administratives (création, permissions), techniques (résolution, checksums).

Usages : tagging (env=prod pour filtrage), labels (sélection Kubernetes), annotations (doc, non-identifiantes), attributs cloud (cost center, owner).

Formats : key-value, JSON, YAML, headers HTTP.

Bonnes pratiques : conventions nommage, tags obligatoires (owner, env), immutabilité, indexation. Exemples : labels conteneurs, metadata S3, EXIF photos.

Technique de sécurité divisant le réseau en segments isolés avec contrôles d'accès granulaires

La micro-segmentation divise le réseau en segments fins (workload/pod level) avec contrôles granulaires.

Vs traditionnelle : VLANs larges vs politiques par workload, zero-trust interne, mouvement latéral bloqué.

Implémentations : Network Policies Kubernetes, NSX VMware, service mesh (mTLS), firewalls distribués.

Avantages : limiter blast radius, conformité. Défis : complexité règles, troubleshooting.

Mount Options

Sécurité

Drapeaux appliqués par le noyau à un système de fichiers monté : noexec (pas d'exécution), nosuid (bits SUID ignorés), nodev (pas de nœuds de périphérique).

Sur /tmp, /dev/shm, /var..., ces options coupent les abus classiques : noexec retire le terrain de jeu d'un payload déposé, nosuid neutralise un setuid planté, nodev bloque un faux nœud disque.

Pavois lit le montage effectif (/proc/self/mountinfo, findmnt), pas /etc/fstab : une option jamais remontée n'est pas effective.

mTLS

Sécurité

Authentification tls bidirectionnelle où client et serveur s'authentifient mutuellement par certificats

mTLS (mutual TLS) authentifie client ET serveur par certificats, contrairement au TLS classique (serveur seul).

Fonctionnement : connexion TLS → serveur présente certificat → serveur demande certificat client → vérification bilatérale.

Avantages : auth forte bidirectionnelle, base zero-trust, chiffrement E2E, pas de passwords.

Usages : service mesh (Istio, Linkerd), APIs machine-to-machine, microservices. Complexité : gestion PKI, rotation certificats.

Méthode d'authentification exigeant plusieurs preuves d'identité pour renforcer la sécurité

Le MFA (Multi-Factor Authentication) exige plusieurs preuves d'identité distinctes, réduisant drastiquement les accès non autorisés.

Facteurs : connaissance (mot de passe), possession (smartphone, token), inhérence (biométrie).

Types : authenticator app (TOTP), hardware token (YubiKey), push notification, SMS (déprécié car vulnérable SIM swap).

Implémentation : MFA obligatoire pour admins et accès sensibles, conditional access policies, backup codes.

Bloque >99% des attaques par credentials volés. Pilier du Zero Trust.

Mutable Tag

Sécurité

Référence de version (comme v1 ou latest) qui peut être modifiée pour pointer vers un autre commit ou artefact, contrairement aux sha immuables

Un mutable tag (tag mutable) est une référence de version (v1, latest) qui peut être déplacée vers un commit/artefact différent, contrairement aux SHA immuables.

Risques sécurité : attaquant peut rediriger tag mutable vers code malveillant, affectant tous les utilisateurs référençant ce tag.

Exemples : GitHub Actions @v4 (mutable) vs @sha, Docker nginx:latest vs nginx@sha256:..., npm ^1.0.0 vs lockfile.

Bonnes pratiques : épingler par SHA/digest pour dépendances critiques, lockfiles, Dependabot pour mises à jour contrôlées.

N

Namespaces

Sécurité

Fonction du noyau qui isole la vue qu'un processus a d'une ressource (PID, réseau, montages, utilisateurs), brique de base des conteneurs.

Les namespaces donnent à un groupe de processus sa propre vue d'une ressource : un user namespace peut faire qu'un root dans le namespace ne soit personne dehors. systemd les utilise pour le sandboxing (PrivateTmp, RestrictNamespaces).

Ils isolent, mais ne remplacent pas le MAC : un namespace mal configuré reste une surface.

Agence américaine définissant les standards technologiques, référence mondiale pour la cybersécurité

Le NIST (National Institute of Standards and Technology) est l'agence fédérale américaine établissant les normes et standards technologiques.

Domaines clés : Cybersécurité (NIST Cybersecurity Framework, SP 800-53), cryptographie, cloud computing (définition officielle des 5 caractéristiques du cloud).

Référence DevSecOps : NIST SP 800-190 (sécurité conteneurs), NIST CSF (gestion risques cyber), NIST 800-61 (réponse aux incidents).

Impact : Standards adoptés mondialement, base des certifications (FedRAMP, ISO 27001). Gratuit et public, contrairement aux normes ISO payantes.

Base de données publique du NIST référençant les vulnérabilités connues avec scores CVSS et métadonnées

La NVD (National Vulnerability Database) est la base de données du NIST (USA) référençant toutes les vulnérabilités publiées avec leurs identifiants CVE.

Contenu : CVE enrichis avec scores CVSS, CWE (type de faiblesse), CPE (produits affectés), références, correctifs.

Usage DevSecOps : source de données pour scanners (Trivy, Grype), SCA tools, enrichissement alertes sécurité.

API : NVD API 2.0 permet requêtes programmatiques. Complémentaire : CVE (identifiants), CVSS (scoring), CWE (classification).

Network Policy

Sécurité

Règles de filtrage définissant communications autorisées entre pods ou services dans un cluster

Les network policies sont des règles de filtrage réseau définissant quelles communications sont autorisées entre pods/services.

Fonctionnement : sélection pods (labels), règles ingress/egress, deny by default.

Cas d'usage : isolation namespaces, segmentation tiers, compliance, zero-trust.

Implémentation : CNI doit supporter (Calico, Cilium), iptables/eBPF. Limites : Layer 4 uniquement, troubleshooting difficile.

Ensemble des mesures protectant l'infrastructure réseau contre accès non autorisés et attaques

La network security (sécurité réseau) englobe les politiques, pratiques et technologies protégeant l'infrastructure réseau contre accès non autorisés et attaques.

Couches de défense : périmètre (firewall, WAF), transport (TLS/SSL, VPN), réseau (segmentation, VLANs), endpoint (agents EDR).

Technologies : firewall, IDS/IPS (détection intrusions), VPN (tunnels chiffrés), NAC (authentification devices).

Pratiques : defense in depth, zero-trust, least privilege, segmentation, monitoring.

Menaces : DDoS, man-in-the-middle, port scanning, lateral movement.

Compliance : PCI-DSS, SOC2, ISO 27001 exigent contrôles réseau.

Division réseau en sous-réseaux isolés pour limiter propagation attaques et contrôler flux

La network segmentation divise un réseau en sous-réseaux isolés pour limiter la propagation des attaques et contrôler les flux de données.

Types : physique (VLANs, switches dédiés), logique (subnets, firewall rules), micro-segmentation (niveau workload).

Architecture classique : DMZ (services exposés), application tier, data tier, management network isolé.

Bénéfices : blast radius limité, mouvement latéral difficile pour attaquants, conformité (PCI-DSS, HIPAA).

Cloud : VPC subnets (public/private/isolated), security groups, NACLs, PrivateLink.

Évolution : micro-segmentation (Cilium, Calico) + Zero Trust = segmentation au niveau application, pas seulement réseau.

O

OAuth

Sécurité

Protocole d'autorisation permettant applications d'accéder ressources utilisateur sans exposer credentials

OAuth 2.0 est un protocole d'autorisation permettant aux applications d'accéder aux ressources utilisateur sans exposer ses credentials.

Flows : authorization code (web apps), PKCE (SPAs, mobile), client credentials (M2M), refresh token.

Acteurs : resource owner, client, authorization server, resource server.

Scopes : permissions granulaires (read:profile). Sécurité : PKCE, state parameter, HTTPS. OAuth = autorisation, OIDC = authentification.

Moteur de politiques déclaratif unifiant contrôle d'accès et compliance via langage rego pour infrastructure et applications

OPA est un moteur de politiques open source pour définir et appliquer des règles de contrôle d'accès et compliance via le langage Rego.

Principe : policy as code (versionnées, testées), decoupled (logique séparée du code), unified (mêmes politiques pour infra, apps, APIs).

Cas d'usage : admission control Kubernetes, API authorization, infrastructure compliance (Terraform), data filtering.

Integration : webhooks, sidecars, gateways, CI/CD. Workflow : requête → OPA évalue (policy + data + Rego) → décision allow/deny.

OpenID Connect

Sécurité

Couche d'authentification construite sur oauth 2.0 permettant vérification identité utilisateur via tokens standardisés

OpenID Connect (OIDC) est une couche d'authentification sur OAuth 2.0 permettant de vérifier l'identité utilisateur via tokens standardisés.

Différence OAuth : OAuth = autorisation, OIDC = authentification + autorisation.

Tokens : ID token (JWT avec sub, email, name), access token, refresh token.

Cas d'usage : SSO, federation (Google, Azure AD), identity management. Sécurité : validation JWT, PKCE, nonce (replay protection).

OSCAL

Sécurité

Format machine-readable du NIST (XML/JSON/YAML) pour exprimer catalogues de contrôles, profils et résultats d'évaluation de conformité.

OSCAL standardise la conformité-comme-données : un outil GRC peut importer un catalogue de contrôles et des profils sans parsing maison. Pavois publie sa baseline en catalogue + profils par OS OSCAL ; le paquet assessment-results (un scan en OSCAL) est en roadmap.

C'est le successeur structuré des datastreams SCAP/XCCDF.

Overhead

Fondamentaux

Ressources supplémentaires consommées par infrastructure ou abstraction au-delà du travail utile effectué

L'overhead désigne les ressources supplémentaires (CPU, RAM, réseau) consommées par l'infrastructure ou les abstractions, au-delà du travail utile.

Types : performance (latence réseau), memory (runtime, GC), operational (complexité gestion), network (headers, TLS).

Exemples : conteneurs (~MB RAM), service mesh (sidecar proxy), observability, encryption.

Tradeoff : overhead acceptable si bénéfices > coût. Optimisation : right-sizing, simplification, caching, profiling. Décision archi : évaluer overhead vs bénéfices.

OWASP

Sécurité

Organisation à but non lucratif fournissant ressources et standards pour améliorer sécurité des applications web

OWASP (Open Web Application Security Project) est une organisation fournissant ressources et standards pour la sécurité applicative web.

Ressources : Top 10 (vulnérabilités critiques), ASVS (verification standard), Testing Guide.

Outils : ZAP (scanner), Dependency-Check, Cheat Sheets.

Top 10 2021 : Broken Access Control, Injection, Security Misconfiguration, Vulnerable Components... Référence pour audits sécurité.

P

PAM

Sécurité

Cadre Linux qui branche l'authentification des services sur une pile de modules (pam_unix, pam_pwquality, pam_faillock) configurés dans /etc/pam.d/.

PAM sépare comment on s'authentifie de quel service le demande : un module impose la qualité des mots de passe (pwquality), un autre le verrouillage après échecs (faillock). L'ordre des modules dans la pile compte.

Les piles diffèrent entre Debian (common-*) et RHEL (system-auth/authselect).

Parameters

Fondamentaux

Valeurs configurables passées à fonctions, scripts ou templates pour personnaliser comportement sans modifier code

Les parameters sont des valeurs configurables passées à fonctions, scripts ou templates pour personnaliser leur comportement sans modifier le code.

Contextes : fonctions, CLI (flags : --verbose), IaC (variables Terraform), CI/CD, templates.

Types : required, optional (défaut), positional, named (clé=valeur).

Bonnes pratiques : valeurs par défaut sensées, validation, documentation, secrets séparés. Différence variables : paramètres = entrées externes, variables = internes.

Simulation d'attaque autorisée pour identifier vulnérabilités exploitables dans systèmes et applications

Le penetration testing est une simulation d'attaque autorisée pour identifier les vulnérabilités exploitables avant qu'un attaquant réel ne les découvre.

Types : black box (aucune info), white box (accès complet), grey box (infos partielles).

Phases : reconnaissance, scanning, exploitation, post-exploitation, reporting.

Cibles : apps web (OWASP Top 10), infrastructure, APIs, cloud. Outils : Burp Suite, Metasploit, Nmap, OWASP ZAP.

Propriété cryptographique garantissant que compromission clé long-terme ne compromet pas sessions passées

Perfect Forward Secrecy (PFS) garantit que la compromission d'une clé privée long-terme ne permet pas de déchiffrer les communications passées.

Principe : chaque session utilise une clé éphémère unique, détruite après usage.

Mécanisme : échange Diffie-Hellman éphémère (DHE, ECDHE) pour chaque session.

Sans PFS : clé compromise = trafic historique déchiffrable. Avec PFS : trafic passé reste protégé. Config TLS : cipher suites DHE/ECDHE.

Permissions

Sécurité

Autorisations granulaires définissant actions qu'une identité peut effectuer sur ressources spécifiques

Les permissions sont des autorisations granulaires définissant quelles actions (read, write, delete) une identité peut effectuer sur des ressources spécifiques. Modèles : DAC (owner defines), MAC (centralized), RBAC (role-based), ABAC (attribute-based). Principes : least privilege, separation of duties, deny by default, time-bound. Cloud IAM : policies (JSON allow/deny), principals, actions, resources, conditions. Problèmes : permission creep, over-permissive. Audit : periodic reviews.

Persistence

Fondamentaux

Capacité de conserver données au-delà de la durée de vie d'un processus ou conteneur

La persistence est la capacité de conserver des données au-delà de la durée de vie d'un processus ou conteneur.

Types : éphémère (RAM, emptyDir), persistant (disques, BDD, object storage).

Solutions conteneurs : volumes Docker, PersistentVolumes Kubernetes, montages NFS/EBS.

Patterns : externalized state, shared storage. Considérations : backup, replication, performance, coût. Stateless vs Stateful : stateless = scalable facilement.

PKI

Sécurité

Système gérant création, distribution et révocation de certificats numériques pour authentification et chiffrement

La PKI est un système gérant le cycle de vie des certificats numériques : création, distribution, révocation.

Composants : CA (Certificate Authority), RA (Registration Authority), certificats, CRL/OCSP.

Hiérarchie : Root CA (offline), Intermediate CA, end-entity certificates.

Usages : TLS/HTTPS, mTLS, code signing, email (S/MIME), VPN. Gestion : rotation, révocation, monitoring, automatisation (Let's Encrypt).

Policy

Sécurité

Règle formelle définissant comportements autorisés ou requis pour ressources, accès ou configurations

Une policy est une règle formelle définissant les comportements autorisés, interdits ou requis pour ressources, accès ou configurations.

Types : security policies, network policies, resource policies, compliance policies.

Implémentations : IAM policies (cloud), NetworkPolicies (K8s), OPA/Gatekeeper, Sentinel.

Policy-as-Code : Rego, Sentinel, versionnées Git, testées automatiquement. Bonnes pratiques : least privilege, deny by default, audit régulier.

Policy as Code

Sécurité

Approche codifiant règles de gouvernance et compliance dans fichiers versionnés testables et automatisables

Le policy as code est une approche de gouvernance codifiant les règles de sécurité et compliance dans des fichiers versionnés, testables et automatiquement appliqués. Principe : politiques en langage déclaratif (Rego, Sentinel), versionnées Git, testées, appliquées automatiquement. Cas d'usage : infrastructure compliance, admission control K8s, API authorization, data governance. Tools : OPA (Open Policy Agent), Sentinel (HashiCorp), Kyverno, Cloud Custodian. Lifecycle : define, test, deploy, enforce, audit.

Prefix

Fondamentaux

Début commun de chaîne, chemin ou identifiant utilisé pour organisation, filtrage ou routage

Un prefix est le début commun d'une chaîne, d'un chemin ou d'un identifiant, utilisé pour l'organisation, le filtrage ou le routage. Cas d'usage : object storage (s3://bucket/env/prod/), logging, tagging (cost-center-), networking (CIDR 10.0.0.0/16). Patterns : hierarchical organization, date-based (logs/2026/01/), namespacing. Bénéfices : filtering, IAM granulaire, lifecycle policies, cost allocation. Network prefix : CIDR notation, subnetting, route aggregation.

Principal

Sécurité

Entité identifiable pouvant effectuer actions dans système, typiquement utilisateur, service ou rôle

Un principal est une entité identifiable qui peut effectuer des actions et recevoir des permissions : utilisateur, service account, rôle ou groupe. Types : user principals (humains), service principals (apps), group principals, role principals. IAM context : principal = who, policies = what, resources = where, conditions = when/how. Service accounts : principals non-humains, credentials (tokens), least privilege. Audit : tracking actions par principal, CloudTrail/logs.

Privacy

Sécurité

Protection des données personnelles contre accès non autorisé et usage abusif conformément réglementations

La privacy est la protection des données personnelles contre les accès non autorisés et le respect du droit des individus à contrôler leurs informations.

Réglementations : GDPR (Europe), CCPA (Californie), LGPD (Brésil), PIPEDA (Canada).

Principes GDPR : minimisation, limitation finalité, exactitude, limitation conservation, intégrité.

Techniques : anonymisation, pseudonymisation, chiffrement, access controls, data masking. Privacy by Design : intégrer protection dès conception.

Provenance

Sécurité

Métadonnées traçant l'origine, le processus de build et la chaîne de custody d'un artefact logiciel

La provenance désigne les métadonnées documentant l'origine et l'historique complet d'un artefact logiciel : qui l'a construit, quand, comment, à partir de quel code source.

Contenu : commit source, builder identity, build parameters, timestamps, environment, signatures cryptographiques.

Standards : SLSA provenance (levels 1-4), in-toto attestations, Sigstore.

Usage DevSecOps : supply chain security, audit compliance, vérification intégrité, détection tampering. Essentiel pour la confiance dans les artefacts déployés.

pwquality

Sécurité

Module PAM (pam_pwquality) qui impose une politique de robustesse des mots de passe (longueur, classes de caractères, mots interdits) à leur changement.

pwquality refuse les mots de passe faibles au moment du passwd : longueur minimale, diversité de caractères, refus des mots du dictionnaire. Réglé via /etc/security/pwquality.conf et la pile PAM.

Couplé à faillock, il rend l'accès par mot de passe nettement plus coûteux à forcer.

Q

Quarantine

Sécurité

Isolation temporaire ressource, service ou code suspect pour analyse sécurité sans impact sur environnement production

La quarantine est l'isolation temporaire d'une ressource suspecte pour analyse de sécurité sans risque pour la production.

Cas d'usage : serveur compromis, malware détecté, code suspect, compliance violations.

Processus : détection → isolation auto → analyse forensics → remédiation → validation → réintégration ou destruction.

Network : VLAN isolation, firewall rules, EDR auto-quarantine. CI/CD : commits suspects, failed security scans, flaky tests.

Quarantine Zone

Sécurité

Segment réseau isolé pour analyse ressources suspectes sans risque contamination environnement principal

Une quarantine zone est un segment réseau isolé pour analyser ressources suspectes sans contaminer l'environnement production.

Architecture : VLAN séparé, accès restreint (analystes sécu), egress bloqué, logging renforcé.

Workflow : détection → isolation auto → analyse forensics → remédiation → restauration ou destruction.

Automation : SOAR, EDR, SIEM triggers. Best practices : zero trust sortant, snapshots forensics, playbooks documentés.

R

Propriété d'un PASS Pavois qui prouve qu'un état survit à un redémarrage, pas seulement qu'il est en vigueur maintenant (verdict qualifié).

Une lecture runtime prouve la valeur actuelle ; elle ne prouve pas la persistance. Pavois sépare les deux axes : un PASS runtime-only plafonne la note (un A net exige une persistance prouvée). harden apply --reboot --scan re-scanne après un vrai redémarrage, rendant un PASS reboot-proven.

Voir aussi configuration effective.

Regex

Fondamentaux

Motif textuel décrivant ensemble de chaînes correspondant à un pattern pour recherche et validation

Une regex (regular expression) est un motif textuel décrivant un ensemble de chaînes correspondant à un pattern.

Syntaxe : . (tout), * (0+), + (1+), ? (0-1), ^$ (début/fin), [] (classe), () (groupe), | (ou), \d\w.

Usages DevOps : parsing logs, validation input, grep/sed/awk, routing, alerting rules.

Outils : regex101.com, grep -E, sed, awk. Attention : regex complexes lentes, préférer parsers dédiés pour JSON/XML.

Rego

Sécurité

Langage déclaratif d'Open Policy Agent pour écrire des politiques as code lisibles, testables et réutilisables

Rego est le langage de requête et de politique d'Open Policy Agent. Déclaratif et orienté données, il décrit ce qui doit être vrai ; OPA se charge de l'évaluation.

Principe : une règle s'écrit une fois et s'applique partout où OPA est présent, pipeline CI/CD (Conftest), cluster Kubernetes (Gatekeeper), moteur d'autorisation d'API (OPA server).

Cas d'usage : validation de manifests Kubernetes et de plans Terraform en pre-deploy, admission control K8s, policy as code unifiée, tests unitaires de politiques avec opa test.

Alternatives : Kyverno (YAML natif K8s), CEL (expressions inline dans les CRDs), Sentinel (HashiCorp).

Remote Access

Sécurité

Capacité de se connecter et contrôler systèmes à distance via réseau de manière sécurisée

Le remote access est la capacité de se connecter et contrôler des systèmes à distance via réseau.

Méthodes : SSH (Linux), RDP (Windows), VPN, bastion host.

Sécurité : auth forte (clés SSH, MFA), chiffrement, least privilege, audit logs, IP allowlisting.

Zero Trust : vérifier identité à chaque accès. Outils : Teleport, Boundary, AWS SSM, Tailscale. Best practices : bastion, session recording, timeout.

Modèle contrôle d'accès attribuant permissions selon rôles utilisateurs plutôt qu'individuellement pour simplification gestion

RBAC (Role-Based Access Control) est un modèle attribuant permissions aux utilisateurs selon leurs rôles organisationnels.

Composants : users, roles (admin, developer, viewer), permissions (read, write, delete), resources.

Avantages : scalabilité, séparation des responsabilités, onboarding simplifié, audit facilité.

Implémentation : cloud IAM, Kubernetes RBAC, bases de données. Limites : granularité, explosion rôles, contexte limité (ABAC meilleur).

Technologie de sécurité intégrée à l'application pour détecter et bloquer les attaques en temps réel pendant l'exécution

RASP (Runtime Application Self-Protection) est une technologie de sécurité intégrée directement dans l'application pour détecter et bloquer les attaques en temps réel pendant l'exécution.

Fonctionnement : un agent s'intègre au runtime (JVM, .NET, Node.js) et intercepte les appels critiques (requêtes HTTP, accès BDD, système de fichiers) pour analyser et bloquer les comportements malveillants.

Avantages vs WAF : contexte applicatif complet (pas juste trafic réseau), moins de faux positifs, protection contre attaques zero-day, fonctionne même si WAF contourné.

Capacités : blocage injections SQL/XSS, détection path traversal, protection contre désérialisation, monitoring comportemental.

Outils : Contrast Protect, Imperva RASP, Sqreen. Usage : complémentaire à WAF et IAST en défense en profondeur.

S

SCAP/OVAL : standards d'audit de conformité fondés sur l'inspection de fichiers et d'attributs système, l'approche d'OpenSCAP, aveugle aux Include et drop-ins.

SCAP (Security Content Automation Protocol) et son langage OVAL décrivent des tests de conformité que des outils comme OpenSCAP (oscap) exécutent. La plupart des tests inspectent des fichiers (textfilecontent54) et des attributs système.

Limite : lire /etc/ssh/sshd_config ne voit ni les Include, ni les drop-ins, ni la config réellement appliquée → résultats trompeurs. Pavois garde la mise en page des rapports oscap comme référence visuelle, mais jamais son moteur : il audite la configuration effective via CINC/InSpec.

Schema

Fondamentaux

Structure formelle définissant organisation, types et contraintes des données dans un système

Un schema définit l'organisation, types et contraintes dans un système de données.

Database : tables, colonnes, types, contraintes (PK, FK). DDL pour créer/modifier.

API : OpenAPI (REST), GraphQL schema, JSON Schema.

Patterns : schema-on-write (SQL) vs schema-on-read (NoSQL).

Evolution : migrations, backward/forward compatibility. Validation : JSON Schema, Avro/Protobuf.

seccomp

Sécurité

Mécanisme du noyau qui restreint les appels système qu'un processus peut invoquer, réduisant la surface d'attaque du noyau.

seccomp (secure computing) filtre les syscalls via une liste blanche/noire (seccomp-bpf) : un processus confiné ne peut appeler que ce dont il a besoin. systemd l'expose via SystemCallFilter=@system-service.

Moins de syscalls accessibles, moins de failles noyau exploitables depuis un service compromis.

Secret

Sécurité

Information sensible (mot de passe, clé API) nécessitant protection stricte et accès contrôlé

Un secret est une information sensible (mot de passe, clé API, token, certificat) nécessitant protection stricte contre accès non-autorisé.

Types : credentials, API keys, tokens, certificates, encryption keys, connection strings.

Principes : confidentiality, encryption, rotation régulière, least privilege, audit.

Storage : secrets managers (Vault, AWS SM), encrypted volumes. Anti-patterns : hardcoded, commit Git, plaintext. Injection : env vars, mounted volumes, API fetch.

Secrets

Sécurité

Données sensibles (mots de passe, clés API, certificats) nécessitant protection spéciale

Les secrets sont des données sensibles (mots de passe, clés API, certificats) nécessitant protection spéciale.

Types : API keys, credentials BDD, SSH keys, TLS certs, OAuth tokens.

Risques : commit Git, logs, env vars visibles, backups non chiffrés.

Règles : jamais en clair dans code, rotation régulière, least privilege.

Détection : git-secrets, truffleHog, GitLeaks. Voir "Secrets Management".

Pratiques et outils pour stocker, distribuer et faire tourner secrets de manière sécurisée

La secrets management regroupe pratiques et outils pour stocker, distribuer et faire tourner les secrets de manière sécurisée.

Outils : HashiCorp Vault, AWS Secrets Manager, Azure Key Vault, Kubernetes Secrets, SOPS.

Fonctionnalités : stockage chiffré, RBAC, audit logs, rotation automatique, dynamic secrets.

Patterns : env vars, fichiers montés, sidecar agent, CSI driver.

Best practices : centraliser, least privilege, audit accès, zero trust.

Secure Boot

Sécurité

Fonction UEFI qui ne laisse démarrer que des composants (bootloader, noyau) signés par une clé de confiance, bloquant un noyau ou bootkit altéré.

Secure Boot établit une chaîne de confiance depuis le firmware : chaque maillon vérifie la signature du suivant. Il contre les bootkits et noyaux modifiés, en amont de GRUB et de l'OS.

Il complète le durcissement OS sans le remplacer : un Secure Boot actif n'empêche pas une mauvaise config une fois le système démarré.

Fonction de hachage cryptographique produisant empreinte fixe de 256 bits pour intégrité

SHA-256 est un algorithme de hachage produisant une empreinte fixe de 256 bits pour vérifier intégrité.

Propriétés : déterministe, unidirectionnel, collision-resistant.

Usages : intégrité fichiers, signatures, Git commits, image digests.

Comparaison : MD5 (cassé), SHA-1 (déprécié), SHA-256 (standard).

Outils : sha256sum, openssl. Note : pour mots de passe, utiliser bcrypt/argon2.

Protocole cryptographique obsolète précédant TLS pour sécuriser communications réseau

SSL (Secure Sockets Layer) était un protocole cryptographique pour HTTPS, remplacé par TLS mais terme encore utilisé.

Historique : SSL 2.0/3.0 (cassé par POODLE), remplacé par TLS 1.0→1.3.

Aujourd'hui : "SSL" = abus de langage pour TLS. SSLv2/v3 désactivés partout.

Migration : TLS 1.2+ minimum, préférer TLS 1.3, cipher suites modernes (AEAD).

Outils : Let's Encrypt, OpenSSL, cert-manager. Terminologie : dire "TLS certificate", pas "SSL certificate".

Protocoles cryptographiques sécurisant communications réseau via chiffrement et authentification

SSL/TLS sont des protocoles cryptographiques sécurisant les communications réseau via chiffrement et authentification.

Évolution : SSL deprecated, TLS 1.2 standard, TLS 1.3 latest (meilleure performance).

Handshake : client hello → server hello (certificat) → key exchange → communication chiffrée.

Use cases : HTTPS, email chiffré, VPN, mTLS pour APIs.

Certificates : issuance par CA, renewal (Let's Encrypt), revocation si compromis.

Best practices : TLS 1.2+ only, HSTS, forward secrecy (ECDHE), automated renewal.

Security

Sécurité

Ensemble de pratiques et mesures protégeant systèmes et données contre accès non-autorisés

La security est l'ensemble des pratiques et mesures protégeant systèmes et données contre accès non-autorisés et attaques.

CIA Triad : confidentiality, integrity, availability.

Couches : network, application (OWASP), infrastructure, data, identity security.

DevSecOps : shift-left, SAST/DAST, vulnerability scanning, security as code. Principes : defense in depth, least privilege, zero trust, fail secure.

Standard XML pour échange d'authentification entre identity provider et service provider

SAML (Security Assertion Markup Language) est un standard XML pour l'échange sécurisé d'authentification entre Identity Provider (IdP) et Service Provider (SP).

Composants : IdP (Okta, Azure AD), SP (application), Assertion (jeton XML).

Flow SSO : accès SP → redirect IdP → auth → assertion signée → accès accordé.

SAML vs OAuth/OIDC : SAML = enterprise SSO (XML), OAuth/OIDC = moderne (JSON, APIs). Sécurité : assertions signées, chiffrées, timestamps.

Mesures techniques et organisationnelles implémentées pour protéger systèmes et données

Les security controls sont les mesures techniques, administratives et physiques protégeant systèmes et données.

Types : preventive (firewall, MFA), detective (IDS, monitoring), corrective (patching), compensating.

Frameworks : CIS Controls, NIST 800-53, ISO 27001, SOC 2.

Techniques : encryption, RBAC, network segmentation, vulnerability scanning, logging.

Best practices : defense in depth, proportionnel au risque, documented, tested, continuous improvement.

Système centralisant collecte et analyse des logs de sécurité pour détection de menaces

Un SIEM centralise les logs de sécurité, détecte les menaces et facilite l'investigation des incidents.

Fonctions : collecte logs, normalisation, corrélation, alerting, dashboards.

Sources : firewalls, IDS/IPS, EDR, cloud audit logs, applications.

Détection : règles, anomalies, threat intelligence, ML.

Solutions : Splunk, Microsoft Sentinel, Elastic Security, Wazuh. DevSecOps : logs CI/CD, audit trail, compliance.

Observation continue des systèmes pour détecter menaces, intrusions et comportements anormaux

Le security monitoring est l'observation continue des systèmes pour détecter menaces, intrusions et comportements anormaux.

Sources : logs, network traffic, endpoint telemetry, audit logs, auth events.

Détection : signature-based, anomaly-based, ML-based.

Outils : SIEM (Splunk, Elastic), IDS/IPS, EDR, cloud-native (GuardDuty).

SOC : équipe 24/7 analysant alertes. Best practices : log everything, corrélation, playbooks, threat intel.

Examen automatisé des systèmes, code ou configurations pour identifier vulnérabilités

Le security scanning est l'examen automatisé des systèmes, code ou configs pour identifier vulnérabilités et non-conformités.

Types : SAST, DAST, SCA, container scanning, infrastructure scanning.

Intégration CI/CD : scan à chaque commit, bloquer si critiques, shift-left.

Outils : Trivy, Snyk, Checkov/tfsec, Nessus, OWASP ZAP.

Output : rapport avec severity, CVE, remediation. Best practices : scan régulier, prioriser, track remediation.

Validation systématique que systèmes résistent aux attaques et protègent données correctement

Le security testing valide systématiquement que les systèmes résistent aux attaques et protègent les données.

Types : vulnerability assessment, penetration testing, security audit, red team, bug bounty.

Approches : black box, white box, grey box.

DevSecOps : SAST/DAST automatisés en CI, fuzzing, pentests périodiques.

Standards : OWASP Testing Guide, PTES, NIST 800-115. Best practices : test régulier, scope clair, retest.

Segmentation

Sécurité

Division de réseau ou système en zones isolées pour limiter propagation d'attaques

La segmentation est la division d'un réseau en zones isolées pour limiter propagation d'attaques et appliquer politiques de sécurité différenciées.

Niveaux : network (VLANs), micro-segmentation (workload-level), application (tiers web/app/db).

Bénéfices : blast radius limité, lateral movement difficult, compliance.

Implémentations : VLANs, Security Groups, Network Policies, service mesh.

Zero Trust : segmentation fondamentale, "never trust, always verify".

SELinux

Sécurité

Module de contrôle d'accès obligatoire (MAC) du noyau (famille RHEL) qui confine chaque processus à une politique appliquée par le noyau, qu'aucun root ne peut contourner.

SELinux étiquette processus et fichiers par type et applique une politique : un service compromis ne peut faire que ce que son domaine autorise. Trois modes : enforcing (bloque), permissive (journalise seulement), disabled.

Seul enforcing protège : getenforce/sestatus donnent l'état réel ; un refus se diagnostique via les AVC (ausearch -m avc, audit2why).

Signing

Sécurité

Processus cryptographique garantissant authenticité et intégrité d'un artifact ou message

Le signing (signature cryptographique) garantit l'authenticité et l'intégrité d'un artifact via cryptographie asymétrique.

Principe : clé privée signe, clé publique vérifie.

Applications : code signing, container image signing (cosign), Git commit signing, packages.

Outils : GPG, cosign (Sigstore), AWS KMS, Vault.

Supply chain : vérifier signatures CI/CD, policy "signed images only", SLSA. Best practices : protéger clés (HSM), rotation.

Single Sign-On

Sécurité

Mécanisme permettant de s'authentifier une fois pour accéder à plusieurs applications

Le SSO (Single Sign-On) permet de se connecter une fois pour accéder à plusieurs applications.

Fonctionnement : Identity Provider centralise auth, applications délèguent.

Protocoles : SAML (enterprise), OAuth 2.0/OIDC (moderne), Kerberos.

Solutions : Okta, Auth0, Azure AD, Keycloak.

Sécurité : MFA obligatoire, session timeouts, monitoring connexions, Single Logout.

Inventaire structuré listant tous les composants et dépendances d'un logiciel avec versions et licences

Un SBOM (Software Bill of Materials) est un inventaire exhaustif des composants d'un logiciel : dépendances, versions, licences, provenance.

Formats standards : CycloneDX (OWASP), SPDX (Linux Foundation), SWID tags.

Contenu : nom composant, version, licence, hash, supplier, vulnérabilités connues.

Usage DevSecOps : compliance licences, détection vulnérabilités (CVE), supply chain security, audit.

Génération : Syft, Trivy, CycloneDX CLI. Réglementation : Executive Order US 14028, NIS2 EU.

Analyse des dépendances logicielles pour identifier vulnérabilités et problèmes de licence

SCA (Software Composition Analysis) analyse automatiquement les dépendances logicielles pour identifier vulnérabilités (CVE) et problèmes de licence.

Détecte : vulnérabilités dans dépendances, licences incompatibles, dépendances obsolètes.

Sources : NVD, GitHub Advisory, OSV.

Outils : Snyk, Dependabot, Trivy, OWASP Dependency-Check, Renovate.

Intégration : CI/CD, IDE, registry. Best practices : scans réguliers, à jour, policy licences, SBOM.

SQL Injection

Sécurité

Vulnérabilité permettant d'injecter du code SQL malveillant via entrées utilisateur non validées

L'injection SQL permet d'insérer du code SQL malveillant via des entrées non validées.

Exemple : input "' OR 1=1 --" bypass authentification si query non paramétrée.

Impacts : vol données, bypass auth, modification/suppression.

Prévention : prepared statements, ORM, input validation, WAF.

Types : in-band, blind, out-of-band. Détection : SAST, sqlmap, DAST. OWASP Top 10.

State

Fondamentaux

Données représentant situation actuelle d'une application ou système à un instant donné

L'état (state) représente les données décrivant la situation actuelle d'un système.

Types : application state (UI, session), server state (BDD), infrastructure state (config).

Stateful vs Stateless : stateful conserve état entre requêtes, stateless = indépendant.

Challenges : synchronisation, persistance, scalabilité.

Gestion : databases, caches, Terraform state, K8s etcd. Principe : minimiser où possible.

Analyse statique du code source pour détecter vulnérabilités de sécurité sans exécution

SAST (Static Application Security Testing) analyse le code source pour détecter vulnérabilités sans exécuter l'application.

Détecte : injections SQL/XSS, hardcoded secrets, cryptographie faible.

Outils : Semgrep, SonarQube, CodeQL, Snyk Code.

CI/CD : scan à chaque PR, bloquer si critique. Avantages : shift-left, couverture large. Limites : faux positifs, complémentaire avec DAST.

STIG

Sécurité

Guides de durcissement prescriptifs par règle publiés par la DISA (département de la Défense US), proches des CIS Benchmarks en granularité.

Un STIG détaille, règle par règle, la configuration sécurisée d'un produit (ex. Ubuntu 22.04), avec sévérité (CAT I/II/III). Largement exigé dans les marchés publics américains.

Pavois porte le tag stig: ; comme CIS, c'est un mapping direct (la règle prescrit le réglage exact).

sudoers

Sécurité

La politique (/etc/sudoers, /etc/sudoers.d/) qui définit qui peut exécuter quoi en tant que root, éditée via visudo.

sudo accorde une élévation ciblée et tracée au lieu d'un accès root partagé. Pièges : NOPASSWD: ALL (annule l'authentification), absence de use_pty (détournement de TTY), variables d'environnement conservées.

Durcissement : cadrer chaque règle à la commande exacte, exiger un mot de passe, poser Defaults use_pty et journaliser.

SUID / SGID

Sécurité

Bits de permission spéciaux faisant qu'un programme s'exécute avec les privilèges de son propriétaire (SUID) ou groupe (SGID), pas de l'appelant.

Un binaire SUID root (ex. passwd) s'exécute en root quel que soit l'utilisateur : indispensable pour quelques outils, mais un SUID parasite ou inscriptible est un chemin direct vers root.

Durcissement : inventorier (find / -perm -4000), comparer à la baseline de la distribution, retirer l'inattendu (chmod u-s).

Supply Chain

Sécurité

Ensemble des composants, dépendances et processus impliqués dans la construction d'un logiciel

La software supply chain englobe composants, dépendances, outils et processus pour construire un logiciel.

Composants : source code, dépendances, base images, CI/CD tools, registries.

Risques : dépendances vulnérables, typosquatting, dependency confusion.

Protection : SCA, SBOM, lock files, signatures, SLSA.

Pratiques : auditer dépendances, minimiser, pinning versions.

Compromission d'un composant tiers (dépendance, action CI) pour infecter projets qui l'utilisent

Une supply chain attack compromet un composant tiers (bibliothèque, action CI, image Docker) pour infecter les projets qui en dépendent.

Vecteurs : dépendance malveillante, action GitHub compromise, image infectée, typosquatting, dependency confusion.

Attaques notables : SolarWinds, Codecov, ua-parser-js, tj-actions.

Impact : propagation massive, détection difficile.

Prévention : pinning SHA/hash, lockfiles, SBOM, Sigstore, minimal dependencies, code review updates.

Framework de sécurité définissant niveaux pour protéger la supply chain logicielle

SLSA (prononce "salsa") définit des niveaux de sécurité pour protéger la supply chain logicielle.

Niveaux : L1 (documentation), L2 (build service signé), L3 (plateforme hardened).

Provenance : métadonnées attestant qui a build quoi, où, quand, signé cryptographiquement.

Implémentation : GitHub Actions attestations, Sigstore, in-toto.

Adoption : Google, npm, PyPI intègrent progressivement.

Protection contre compromissions des dépendances, outils et processus de build logiciel

La supply chain security protège contre compromissions des dépendances et processus de build.

Menaces : dépendances malveillantes, build compromise, stolen credentials.

Défenses : SCA, SBOM, signatures (Sigstore), attestations SLSA.

Frameworks : SLSA, NIST SSDF, OpenSSF Scorecard.

CI/CD hardening : least privilege, audit logs, signed commits, protected branches.

sysctl

Sécurité

Interface du noyau Linux pour lire et écrire des paramètres runtime (réseau, mémoire, comportement) via /proc/sys, pilotée par la commande sysctl.

sysctl règle des paramètres dynamiques du noyau (ex. net.ipv4.ip_forward, kernel.randomize_va_space). La valeur effective est celle du noyau en cours (sysctl -a, /proc/sys), résolue depuis une pile de fichiers (/usr/lib/sysctl.d/, /etc/sysctl.d/, /etc/sysctl.conf).

Durcissement : poser la valeur sûre et la rendre persistante dans /etc/sysctl.d/, car un sysctl -w runtime régresse au redémarrage.

T

Collecte et analyse d'informations sur menaces actuelles et émergentes pour défense proactive

La threat intelligence (CTI) est la collecte et analyse d'informations sur les menaces cyber pour une défense proactive.

Types : Strategic (trends), Tactical (TTPs), Operational (campagnes), Technical (IOCs : IPs, hashes).

Sources : feeds commerciaux, open source (MISP), ISACs, dark web monitoring.

Intégration : SIEM (enrichir alertes), SOAR, threat hunting. Frameworks : MITRE ATT&CK, Diamond Model, Kill Chain.

Mesures proactives bloquant attaques avant qu'elles n'atteignent ou compromettent systèmes

La threat prevention englobe les mesures proactives bloquant les attaques avant qu'elles ne compromettent les systèmes.

Niveaux : network (firewalls, IPS), endpoint (EDR), application (WAF, input validation), identity (MFA).

Technologies : Next-Gen Firewalls, IPS, WAF, sandboxing.

Approches : signature-based, behavior-based, reputation, ML. DevSecOps : prévention intégrée au pipeline, hardening, patching auto.

Time

Fondamentaux

Mesure fondamentale pour synchronisation, timestamps et gestion des événements distribués

Le temps est une mesure fondamentale en systèmes distribués pour synchronisation et ordering d'événements.

Challenges : clock skew (horloges désynchronisées), network delays, ordering events.

Synchronisation : NTP (précision ms), PTP (µs). Représentation : Unix timestamp, ISO 8601, UTC.

Logical time : Lamport clocks, vector clocks. Best practices : UTC en interne, NTP sur serveurs, timezones à l'affichage.

Timestamp

Fondamentaux

Marqueur temporel précis identifiant quand un événement s'est produit

Un timestamp est un marqueur temporel précis identifiant quand un événement s'est produit, essentiel pour logging et audit.

Formats : Unix epoch (secondes depuis 1970), ISO 8601 (2024-01-15T10:30:00Z), milliseconds.

Timezone : toujours stocker en UTC, convertir à l'affichage.

Usage : logs, audit, cache expiration, database records. Génération : Date.now(), time.time(), NOW().

Token

Sécurité

Artefact numérique représentant identité ou autorisation pour authentification sécurisée

Un token est un artefact numérique représentant identité ou autorisations, utilisé pour authentification sans transmettre credentials.

Types : access token (courte durée), refresh token (longue durée), ID token (identité), session token.

JWT : header.payload.signature, self-contained (claims), stateless, base64url encoded.

Security : HTTPS only, short expiration, signature verification, secure storage. Best practices : access tokens courts (1h max), rotate refresh tokens, validate issuer/audience.

Protocole cryptographique assurant confidentialité, intégrité et authentification communications

TLS est le protocole cryptographique standard assurant confidentialité, intégrité et authentification des communications réseau.

Versions : TLS 1.2 (standard actuel), TLS 1.3 (latest, handshake plus rapide).

Composants : certificates (X.509), cipher suites (AES-256-GCM), key exchange (ECDHE), MAC.

mTLS : client et serveur s'authentifient mutuellement. Best practices : TLS 1.2+ minimum, strong ciphers, forward secrecy, HSTS, automated renewal.

U

umask

Sécurité

Masque qui retire des permissions aux fichiers nouvellement créés ; un umask 027 rend les nouveaux fichiers privés au propriétaire et au groupe.

Chaque fichier créé hérite d'un mode masqué par le umask. Le défaut permissif 022 rend les nouveaux fichiers lisibles par tous ; 027 retire tout accès aux autres.

C'est un filet de sécurité système (à poser dans /etc/login.defs + PAM pam_umask) : il corrige les fichiers qu'on oublie de chmod.

Accès à système ou données par entité sans permissions représentant violation sécurité majeure

L'unauthorized access est l'accès à un système ou données par une entité sans permissions appropriées, représentant une violation de sécurité majeure.

Types : privilege escalation, credential theft, exploitation vulnérabilité, insider threat.

Vecteurs : brute-force, phishing, SQL injection, session hijacking.

Détection : failed logins, anomalous patterns, SIEM, audit logs. Prévention : strong auth (MFA), least privilege, segmentation, encryption. Response : revocation, investigation, rotation.

Unix Timestamp

Fondamentaux

Nombre de secondes depuis le 1er janvier 1970 UTC, format standard de représentation temporelle

Le Unix timestamp est le nombre de secondes depuis le 1er janvier 1970 00:00:00 UTC, format standard de représentation du temps.

Format : entier (1705312200), parfois millisecondes. Simple, universel, pas d'ambiguïté timezone.

Conversion : date -d @timestamp (Linux), new Date(ts * 1000) (JS), datetime.fromtimestamp(ts) (Python).

Avantages : simple à stocker/comparer, universel. Limites : peu lisible, Year 2038 (résolu 64-bit). Usage : stockage BDD, APIs, logs.

User

Sécurité

Entité humaine ou service interagissant avec système possédant identité, permissions et session

Un user est une entité humaine ou service interagissant avec un système, possédant une identité unique et des permissions définies.

Types : end user, service account, admin user, guest user.

Identity : username, user ID, email, attributes. Authentication : password, SSH key, MFA, SSO.

Authorization : roles, permissions, RBAC, policies. Lifecycle : provisioning → active → suspension → deprovisioning. Session : login, session token, timeout, logout.

V

Vault

Sécurité

Système de gestion sécurisée des secrets, clés et données sensibles avec contrôle d'accès

Vault (HashiCorp) gère secrets, clés de chiffrement et données sensibles avec contrôle d'accès fin.

Fonctionnalités : secrets storage chiffré, dynamic secrets (credentials éphémères), encryption as a service, PKI.

Accès : authentification (tokens, OIDC, K8s), policies, audit logs.

Alternatives : AWS Secrets Manager, Azure Key Vault, GCP Secret Manager. Intégration : CI/CD, Kubernetes sidecar/CSI.

Vulnerability

Sécurité

Faiblesse dans un système pouvant être exploitée par un attaquant pour compromettre la sécurité

Une vulnérabilité est une faiblesse dans un système, logiciel ou processus qui peut être exploitée par un attaquant pour compromettre la sécurité.

Types : code (injection, XSS, buffer overflow), configuration (defaults, ports ouverts), dépendances (CVE), humain (phishing).

Identification : CVE (identifiant unique), CVSS (score sévérité 0-10), NVD (base nationale US).

Cycle de vie : découverte → disclosure (responsable ou 0-day) → patch → déploiement.

DevSecOps : shift-left (scanner tôt), SCA (dépendances), SAST/DAST (code), patching automatisé.

Priorisation : CVSS + exploitabilité (EPSS) + contexte métier = risque réel.

Processus continu d'identification, évaluation et remédiation des failles de sécurité

Le vulnerability management identifie, évalue, priorise et remédie les vulnérabilités de manière continue.

Cycle : découvrir (scanners), évaluer (CVSS, EPSS), prioriser (risque réel), remédier, vérifier.

Outils : Nessus, Qualys, Trivy, Snyk, Dependabot. SLA : critical 24-48h, high 7j, medium 30j.

DevSecOps : scans CI/CD, shift-left, exceptions documentées, métriques MTTR.

Examen automatisé des systèmes pour identifier failles de sécurité connues

Le vulnerability scanning examine automatiquement systèmes et applications pour identifier les failles connues.

Types : network, host-based, application (DAST), containers, dépendances (SCA).

Outils : Nessus, OpenVAS (infra), ZAP, Burp (web), Trivy, Grype (containers), Snyk (deps).

Fréquence : continu CI/CD, scheduled infra, ad-hoc. Limites : faux positifs, compléter avec pentests.

W

Pare-feu applicatif filtrant le trafic HTTP/HTTPS pour protéger applications web contre les attaques

un WAF (Web Application Firewall) est un pare-feu applicatif filtrant le trafic HTTP/HTTPS pour protéger les applications web contre les attaques courantes (injection SQL, XSS, CSRF). Placé en amont du serveur, il analyse chaque requête et bloque celles qui correspondent à des signatures malveillantes ou violent les règles définies.

Web Security

Sécurité

Pratiques et technologies protégeant applications web contre attaques et vulnérabilités

La web security englobe pratiques et technologies protégeant applications web contre attaques.

OWASP Top 10 : injection, broken auth, XSS, security misconfiguration, etc.

Headers : CSP, X-Frame-Options, HSTS. Protection : WAF, rate limiting, input validation, HTTPS.

Auth : MFA, OAuth/OIDC, password hashing. Testing : SAST, DAST (ZAP, Burp), pentests.

Z

Zero Trust

Sécurité

Modèle de sécurité où chaque accès est vérifié, sans confiance implicite au réseau

Modèle de sécurité fondé sur le principe "ne jamais faire confiance, toujours vérifier".

Contrairement aux approches traditionnelles (périmètre réseau), Zero Trust authentifie et autorise chaque requête indépendamment de sa provenance.

Piliers : identité forte (MFA), micro-segmentation, moindre privilège, chiffrement E2E, monitoring continu.

Implémentations : BeyondCorp (Google), Azure AD Conditional Access, Cloudflare Access, Zscaler.

En DevSecOps, Zero Trust s'applique aussi au CI/CD : workload identity, secrets éphémères, OIDC federation.

#

/etc/shadow

Sécurité

Fichier /etc/shadow stockant les condensats de mots de passe des comptes locaux ; lisible par tous, il livre tous les hachages au cassage hors-ligne.

/etc/shadow doit être en 0000/0640, root seul : un shadow lisible par other permet le cassage hors-ligne de tous les comptes. Le format encode l'algorithme ($6$ = SHA-512, $y$ = yescrypt) et l'âge du mot de passe.

Durcissement : permissions strictes (DAC) + algorithme fort + pwquality.