Activer seccomp pour exécuter sans risque du bytecode non fiable
Exige que le noyau soit compilé avec CONFIG_SECCOMP=y, le support de base qui active le confinement des appels système par seccomp.
Vérifié sur l’état résolu en cours d’exécution (ex. sshd -T, sysctl, systemctl show), attrape les drop-ins et Include qu’une lecture de fichier raterait. Réserve : runtime ≠ persistance ; une valeur correcte maintenant peut ne pas survivre à un redémarrage.
Pavois vérifie la configuration effective, l’état résolu et réellement appliqué, pas un fichier. Les scanners basés fichier (OVAL/SCAP, Lynis) ratent les Include, drop-ins et défauts runtime ; ce check voit ce qui est réellement en vigueur.
Un mapping est une référence croisée vers l’endroit où chaque norme situe cette exigence, ancrée et recoupée, pas une affirmation d’équivalence. Un check réussi est une preuve vers ces références, comment le lire.
Pourquoi cette règle
seccomp permet de filtrer les appels système émis par une application, isolant ainsi efficacement les ressources du système. CONFIG_SECCOMP est l'interrupteur de base sur lequel s'appuie seccomp-bpf (CONFIG_SECCOMP_FILTER) ; sans lui, un processus ne peut pas restreindre les appels système qu'il émet : un programme compromis ou mis en bac à sable conserve toute l'interface noyau et une voie bien plus large vers une élévation de privilèges ou une évasion de conteneur.
Ce que vérifie Pavois
Pavois lit les options de compilation du noyau en cours d'exécution, grep '^CONFIG_SECCOMP=' /boot/config-$(uname -r) ou zcat /proc/config.gz, et exige y. Lire la configuration du noyau réellement démarré (indexée sur uname -r) reflète exactement le noyau démarré, ce qu'une supposition de nom de paquet ou un fichier générique ne peut faire.
describe command("C=/boot/config-$(uname -r); if [ -r \"$C\" ]; then cat \"$C\"; elif zcat /proc/config.gz 2>/dev/null | head -1 | grep -q .; then zcat /proc/config.gz; else echo PAVOIS_NO_KERNEL_CONFIG; fi | grep -E '^(CONFIG_SECCOMP=|PAVOIS_NO_KERNEL_CONFIG)'") do
its('stdout') { should_not match(/PAVOIS_NO_KERNEL_CONFIG/) }
its('stdout') { should match(/^CONFIG_SECCOMP=y$/) }
endComment vérifier qu’elle est appliquée
Exécutez grep '^CONFIG_SECCOMP=' /boot/config-$(uname -r) (ou zcat /proc/config.gz | grep CONFIG_SECCOMP). Sortie attendue :
CONFIG_SECCOMP=y
La prise en charge à l'exécution est aussi visible via une ligne Seccomp: dans grep Seccomp /proc/self/status.
Inspecter et investiguer
Aucune entrée de journal courante. Les refus seccomp (quand un filtre est en mode log/kill) apparaissent dans /var/log/audit/audit.log (type=SECCOMP) et dans dmesg / journalctl -k. Confirmez l'option de compilation avec grep CONFIG_SECCOMP /boot/config-$(uname -r).
Remédiation
Il s'agit d'une option de compilation du noyau, Pavois ne fournit donc aucune étape de durcissement automatique. Elle est satisfaite en démarrant un noyau de distribution compilé avec CONFIG_SECCOMP=y (vrai pour tous les noyaux Debian/Ubuntu/RHEL actuels, requis par le bac à sable des conteneurs et de systemd) ; un noyau personnalisé doit être recompilé.
Pavois applique ceci avec son propre moteur harden, le plan ci-dessous, pas un script shell :
| resource | kernel_build |
|---|
pavois harden plan localoù la cible est local, un alias SSH user@hôte, ou un conteneur , Docs
Impact & précautions
En son absence, aucun processus ne peut restreindre ses appels système : les profils seccomp de Docker/Podman/systemd sont silencieusement inefficaces et les bacs à sable bien plus faibles. Précautions : il s'agit d'une capacité d'activation, non d'une restriction active ; l'activer (via un noyau conforme) ne peut casser aucun logiciel existant. La laisser désactivée est le véritable risque. Aucune préoccupation de blocage au-delà du changement de noyau habituel.
Mapping des normes
| Norme | Référence | Type | Version | Confiance |
|---|---|---|---|---|
| ANSSI BP-028 | R20 | direct | 2.0 | haute |
Chaque référence est une référence croisée ancrée dans le benchmark amont et recoupée avec le SCAP Security Guide et ansible-lockdown, pas une affirmation d’équivalence. Direct = une exigence prescriptive au niveau de la ligne ; support = une famille de contrôle abstraite (NIST) vers laquelle le check apporte une preuve. Comment lire un mapping.