Configurer le nombre maximal d'identifiants de processus
Fixe kernel.pid_max = 65536 afin que le système dispose d'un espace de PID suffisamment grand et soit moins susceptible d'épuiser les identifiants de processus.
Vérifié sur l’état résolu en cours d’exécution (ex. sshd -T, sysctl, systemctl show), attrape les drop-ins et Include qu’une lecture de fichier raterait. Réserve : runtime ≠ persistance ; une valeur correcte maintenant peut ne pas survivre à un redémarrage.
Pavois vérifie la configuration effective, l’état résolu et réellement appliqué, pas un fichier. Les scanners basés fichier (OVAL/SCAP, Lynis) ratent les Include, drop-ins et défauts runtime ; ce check voit ce qui est réellement en vigueur.
Un mapping est une référence croisée vers l’endroit où chaque norme situe cette exigence, ancrée et recoupée, pas une affirmation d’équivalence. Un check réussi est une preuve vers ces références, comment le lire.
Pourquoi cette règle
kernel.pid_max définit la limite supérieure des identifiants de processus (PID). Si ce plafond est trop bas, le système peut épuiser tous les PID disponibles et devenir incapable de créer de nouveaux processus, ce qui constitue à la fois un risque de disponibilité et une cible pour un déni de service de type fork-bomb. Le porter à au moins 65536 agrandit l'espace de PID et améliore la disponibilité sous charge.
Ce que vérifie Pavois
Pavois lit la valeur noyau en vigueur via kernel_parameter('kernel.pid_max') (équivalent à sysctl kernel.pid_max), et non une ligne de /etc/sysctl.d/*.conf. Un fichier de configuration n'a aucun sens s'il n'a jamais été appliqué ou si un drop-in ultérieur l'a écrasé ; seul le paramètre effectif reflète le plafond de PID réellement appliqué par le noyau.
describe kernel_parameter('kernel.pid_max') do
its('value') { should cmp >= 65536 }
endComment vérifier qu’elle est appliquée
Exécutez sysctl kernel.pid_max. Sortie attendue (valeur d'au moins 65536) :
kernel.pid_max = 65536
Inspecter et investiguer
Aucune ligne de journal dédiée. Vérifiez via sysctl kernel.pid_max. Les symptômes d'épuisement de PID apparaissent dans dmesg/journalctl -k et les journaux applicatifs sous la forme fork: Resource temporarily unavailable / Cannot allocate memory lorsqu'aucun PID n'est libre.
Remédiation
Le plan de durcissement de Pavois utilise la ressource sysctl pour fixer kernel.pid_max = 65536, le persiste dans un drop-in géré par Pavois sous /etc/sysctl.d/, et l'applique à chaud (sans redémarrage). Appliquez-le avec pavois harden apply.
Pavois applique ceci avec son propre moteur harden, le plan ci-dessous, pas un script shell :
| key | kernel.pid_max |
|---|---|
| resource | sysctl |
| value | 4194304 |
pavois harden plan localoù la cible est local, un alias SSH user@hôte, ou un conteneur , Docs
Impact & précautions
Risque si non appliqué : un plafond de PID bas peut être atteint sous forte charge de processus (ou lors d'une fork-bomb), après quoi le système ne peut plus démarrer de nouveaux processus, y compris les shells de connexion et les outils de récupération.
Précautions avant application :
65536est une valeur de référence. Les hôtes exécutant des milliers de processus/threads simultanés (gros nœuds de conteneurs, fermes de build) peuvent nécessiter une valeur plus élevée (p. ex.4194304). La fixer plus bas que la valeur en cours pourrait contraindre un système chargé ; confirmez donc d'abord la valeur existante.- Le changement est sûr et réversible à chaud, sans risque de blocage applicatif ou au démarrage.
Mapping des normes
| Norme | Référence | Type | Version | Confiance |
|---|---|---|---|---|
| ANSSI BP-028 | R9 | direct | 2.0 | haute |
Chaque référence est une référence croisée ancrée dans le benchmark amont et recoupée avec le SCAP Security Guide et ansible-lockdown, pas une affirmation d’équivalence. Direct = une exigence prescriptive au niveau de la ligne ; support = une famille de contrôle abstraite (NIST) vers laquelle le check apporte une preuve. Comment lire un mapping.