Activer la journalisation des paquets martiens sur toutes les interfaces IPv4
Définit net.ipv4.conf.all.log_martians=1 pour que le noyau journalise les paquets rejetés ayant des adresses sources impossibles/usurpées.
Vérifié sur l’état résolu en cours d’exécution (ex. sshd -T, sysctl, systemctl show), attrape les drop-ins et Include qu’une lecture de fichier raterait. Réserve : runtime ≠ persistance ; une valeur correcte maintenant peut ne pas survivre à un redémarrage.
Pavois vérifie la configuration effective, l’état résolu et réellement appliqué, pas un fichier. Les scanners basés fichier (OVAL/SCAP, Lynis) ratent les Include, drop-ins et défauts runtime ; ce check voit ce qui est réellement en vigueur.
Un mapping est une référence croisée vers l’endroit où chaque norme situe cette exigence, ancrée et recoupée, pas une affirmation d’équivalence. Un check réussi est une preuve vers ces références, comment le lire.
Pourquoi cette règle
Les paquets « martiens » portent des adresses sources impossibles ou illégitimes (ex. un paquet prétendant provenir d'une adresse locale ou réservée tout en arrivant de l'extérieur). Leur présence, aux côtés des paquets usurpés, à routage par la source et redirigés, est un fort indicateur d'usurpation, de reconnaissance ou de mauvaise configuration. Avec net.ipv4.conf.all.log_martians=1, le noyau journalise chaque paquet martien rejeté, offrant aux défenseurs la visibilité nécessaire pour détecter ces attaques et la piste d'audit pour les investiguer. Sans cela, les paquets sont rejetés silencieusement et l'activité malveillante ne laisse aucune trace.
Ce que vérifie Pavois
Pavois lit la valeur noyau effective via kernel_parameter('net.ipv4.conf.all.log_martians') et vérifie qu'elle vaut 1. Le fait que la journalisation des martiens ait réellement lieu dépend de la valeur noyau effective, pas d'un fichier de configuration : une entrée de sysctl.d écrite mais non rechargée, ou écrasée par une clé d'interface, désactiverait la journalisation malgré un fichier d'apparence correcte. Lire la valeur effective confirme que la journalisation est réellement active.
describe kernel_parameter('net.ipv4.conf.all.log_martians') do
its('value') { should cmp 1 }
end
describe command("grep -hsE '^[[:space:]]*net.ipv4.conf.all.log_martians[[:space:]]*=[[:space:]]*1([[:space:]]|$)' /etc/sysctl.conf /etc/sysctl.d/*.conf /run/sysctl.d/*.conf /usr/lib/sysctl.d/*.conf /lib/sysctl.d/*.conf 2>/dev/null") do
its('stdout') { should match(/\S/) }
endComment vérifier qu’elle est appliquée
Exécutez sysctl net.ipv4.conf.all.log_martians. Sortie attendue :
net.ipv4.conf.all.log_martians = 1
Inspecter et investiguer
sysctl net.ipv4.conf.all.log_martiansconfirme la valeur.- Une fois activé, les paquets martiens rejetés apparaissent dans le journal du noyau :
journalctl -k | grep -i 'martian'(oudmesg | grep -i martian), avec des lignes commeIPv4: martian source <ip> from <ip>, on dev <iface>. cat /proc/sys/net/ipv4/conf/all/log_martiansest la valeur brute du noyau.
Remédiation
Le plan de durcissement de Pavois utilise la ressource sysctl pour positionner net.ipv4.conf.all.log_martians à 1. Il écrit la clé dans un drop-in géré par Pavois puis le recharge, de sorte que la journalisation des paquets martiens soit active immédiatement et persistante après redémarrage. Appliquez-le avec pavois harden apply.
Pavois applique ceci avec son propre moteur harden, le plan ci-dessous, pas un script shell :
| key | net.ipv4.conf.all.log_martians |
|---|---|
| resource | sysctl |
| value | 1 |
pavois harden plan localoù la cible est local, un alias SSH user@hôte, ou un conteneur , Docs
Impact & précautions
Cette règle n'active que la journalisation ; elle ne change pas quels paquets sont acceptés, il n'y a donc aucun risque de connectivité ou de blocage. La seule réserve concerne le volume de journaux : sur un segment réseau bruyant ou hostile, le journal du noyau peut se remplir d'entrées martiennes, augmentant la pression sur le disque et le journal. Avant d'appliquer à grande échelle, assurez-vous que la limitation de débit (le noyau limite déjà ces messages) et la rotation des journaux sont en place, et envisagez de transférer les journaux du noyau vers votre SIEM pour que les alertes soient réellement exploitées. Sinon, c'est une amélioration sûre, purement orientée observabilité.
Mapping des normes
| Norme | Référence | Type | Version | Confiance |
|---|---|---|---|---|
| CIS | 3.3.9, 3.3.1.16 | direct | per OS, see the benchmark table | haute |
| NIST | 3.1.20, CM-7(a), CM-7(b), SC-5(3)(a) | support | 800-53 Rev 5 · 800-171 Rev 2 (pinned) | moyenne |
Chaque référence est une référence croisée ancrée dans le benchmark amont et recoupée avec le SCAP Security Guide et ansible-lockdown, pas une affirmation d’équivalence. Direct = une exigence prescriptive au niveau de la ligne ; support = une famille de contrôle abstraite (NIST) vers laquelle le check apporte une preuve. Comment lire un mapping.